Présentation

Bonjour à tous, j'espère que ça vous plait.

Pour vous connecter en tant qu'administrateur, cliquez ici pour vous rendre sur la page d'accueil d'Over-Blog, et saisissez l'adresse Hotmail et le mot de passe du blog.

Pour savoir comment mettre un article et/ou des photos en ligne, changer la présentation ou modifier le code CSS des pages, cliquez sur la rubrique Aide en bas de la colonne Catégories.


Pour modifier ce texte : Connexion > Modules > Editer Présentation.

Catégories

Images aléatoires

  • photo-_2_.jpg
  • photo-_10_.jpg
  • photo-_6_.jpg
  • photo-_26_.jpg
  • photo__42_.jpg

Recherche

Photos en vrac

W3C

  • Flux RSS des articles

Mardi 24 octobre 2006
Je sais, je suis un peu nul... du coup, ya la 2ème partie avant la première... mais c'est pas bien grave !

Les enfants :















La petite qui est portée n'avait jamais vu de Yovos, du coup, dès qu'on s'approchait trop près, elle se mettait à pleurer ! Mais oui, Mel, t'inquiète, je faisais exprès de m'approcher pour qu'elle pleure ;) !
On voit ses grand yeux effrayés...

















Les gamines étaient trop à fond !! J'ai un film trop drôle où elles chantent et dansent...



Je vous présente Prince de paix (le garçon en rouge) !! Ouioui, il s'appelle vraiment comme ça !
Les 2 aussi étaient trop a fond... c'était bien marrant !
















J'adore cette photo...c'était le dernier jour... tous les enfants nous attendais devant le QG pour la cérémonie d'au revoir... ben oui, c'était émouvant !


Nous !

Nous tous avec le comité des enseignants et la chefferie !















Pour finir, cette magnifique pub qu'on trouve affichée en grand dans les rues de Lomé....












Voilà... mon petit voyage...
C'était vraiment super et formateur on va dire ! A la fin j'avait vraiment envie de rentrer, l'organisation était super relou, j'avais tout le temps l'impression d'attendre (mais ça m'a appri la patience!); et le rapport à l'argent est un peu compliqué, surtout dans les grandes villes ! A Lomé c'était un peu dur... Du coup j'ai mis du temps à vraiment me rendre compte que ça avait été un super voyage ! Maintenant j'ai bien envie d'y retourner, retrouver les gens avec qui j'ai passé ce mois... Parce que j'ai pas trop parlé des gens mais on est quand même resté 24h sur 24 tout le temps ensemble entre gens du chantier et ceux du village...
Bon, allez, j'aurais encore plein de chose à dire... sur la solidarité, la bonne humeur, les croyances, les couleurs, les musiques... Mais je vais m'arrêter là !

Par Bande De Moules - Publié dans : Eva-M
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006
Vous étiez impatient hein ?!! Hé bien le voilà mon pti rapport du Togo !
J'aurai vraiment plein de choses à raconter mais je crois que je vais simplement faire des commentaires sur les photos...
Petit résumé du voyage : je suis partie avec Basile du 6 août au 2 septembre pour un chantier de soutien scolaire avec une asso (AMECCA). On était dans un petit village :  Agrippa Todzi, à 9km de Kpalimé, ville étant à 130 Km de Lomé.
On était tous les 2 dans une petite case, logés chez des gens (mais chez eux, chaque pièce est indépendante).
J'avoue qu'au début j'ai eu un peu de mal à trouver ma place. On était 7 français et 7 togolais. On avait un "animateur" qui gérait (à la togolaise) le chantier ;  du coup, ça a souvent été ambiance colo... En plus, l'organisation africaine est... inexistante! Du coup, moi qui aime bien les choses bien organisées, ça m'a parfois saoulé, jusqu'à ce que je m'habitue et que je tolère cette différence ! Mine de rien, c'est pas facile de s'adapter quand on est aussi différent....
Bon, allez, j'ai dis que je faisais que des commentaires aux photos...



Le taxi brousse qui nous a emmené de Lomé a Kpalimé le premier jour. Je crois qu'on était une petite 15aine entassée là dedans... En général, ils le remplissent au maximum...
Les mecs sont en train de mettre nos bagages sur le toît.... mais vous aviez peut-être compri...







 Kpalimé :





C'est une rue à Kpalimé (là où on a passé les 3 premiers et les 3 derniers jours). C'était juste en face du cyber café...Les rues sont toutes comme ça, même dans les grandes villes : en sable/terre rouge (ce qui te pourri bien tes fringues !) et les maisons sont en terres avec des toîts en tôles le plus souvent. Bien sûr, entre les 4 murs et le toît, il n'y a aucune isolation. Parfois même, les 2 ne se touchent pas !










Dans "l'appart" de l'asso.
A votre droite les toilettes... à votre gauche les douches !
Les toilettes étaient vachement bien ici, en plus,on avait l'électricite !! Vous verrez plus loin ceux du village ! Pour la douche, il fallait aller chercher l'eau au puit et se doucher dehors, au seau !










Le marché de Kpalimé. On y a même trouvé de la peau de crocodile séchée...






















Un enfant dans le marché...











Agrippa Todzi :





Voici Agrippa Todzi et ses millions de biquettes (bon, d'accord, yen a pas des millions sur la photo mais c'est pas représentatif !)














Héhé !!! celui avec la couronne c'est le chef du village... à sa droite la reine mère (sa mère !) et deux notables qui les entourent !
On voit pas trop là, mais il avait des trop belles tongues !!!
On a eu droit à une cérémonie de bienvenue et une d'au revoir. Le chef était vraiment sympa. C'est un ancien instit, bien porter par le développement de son village.


Petite balade à côté du village... pas très loin de la frontière avec le Ghana...
Hé oui, se sont les toilettes du villages !
Non, Marion et Mel, là je ne m'asseyais pas !

La cuisine....
Maude est surement en train de faire chauffer de l'eau... ça prenait parfois une heure !
Comme il fait toujours chaud, tout se fait dehors !





Je reste toujours dans la cuisine... Amandine est Tété sont en train de piler le fufu ! C'est ce qu'ils mangent tous les jours. De l'ignam piler (du coup ça ressemble un peu à de la purée) que tu manges avec les doigts et que tu trempe dans une sauce bien épicée ! Sisi c'est bon !


























C'est le puit on on allait chercher de l'eau plusieurs fois par jours... à bien 500mètres de notre QG... Avec mes ptis bras j'allais pas très loin... ben oui, un seau plein d'eau c'est lourd ! Mais à la fin, jle portais sur la tête comme une vraie ! Et sincèrement, c'est plus facile !















Une des églises... elle s'appelle "Yesu me tronao". je sais pas ce que ça veut dire... J'avoue, le fait que les églises soient toutes bien construites en béton et que l'une d'elle est l'électricité (qu'aucune maison ne possède) m'a un peu énervé...






Nous voilà presque tous bien alccolisé en fin de soirée devant le QG... On venait de fêter les 18 ans d'Amandine avec Aka, Flag (bière togolaise), vin rouge en brique (faut ski faut !) et vodka...












Encore une photo du village... j'aime bien les étendages...















C'est la distilerie... où ils font Aka. Après avoir vu ça, on a plus trop envie d'en boir ! Koike...













Passons aux choses sérieuses... C'est ma classe de troisième !!!!!!!!!!
je leur apprenais les Maths, youpi !
C'était trop bien ! J'avais ma ptite craie pour écrire les exercices au tableau...
Ils étaient pas très nombreux, ça dépendait des jours! Un matin, yen avait que 5 dans la classe a 8h15 alors ke d'habitude ils étaient 15. Un enfant m'a dit que les autres allaient arriver mais qu'il faisait froid ce matin, d'où leur retard ! Moi j'étais en tee-shirt...





Basile et sa classe de CP2. Les enfants étaient super nombreux et vraiment trop drôles ! Ils faisaient n'importe quoi ! Basile a essayé de leur apprendre les maths et le français mais c'était pas toujours facile. Là bas, il parle tous éwé et on leur parle français quand ils arrivent à l'école donc il ne comprenne rien ! en plus, les livres et les méthodes sont les même qu'en France sauf qu'en France, on parle français dès la naissance...







Moi avec mes totrovis...
5h de torture sur un mini tabouret... tout ça pour ça !
Par Bande De Moules - Publié dans : Eva-M
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 septembre 2006
Le sentier cathare - 250 km - 9 jours

   Bon ça fait un petit moment que je suis revenu mais il fallait bien que je publie un article de ce dernier petit french trotting qui conclut l'été 2006. J'ai tapé un article que je ne publierai pas parce que bien trop long, vous ne verrez donc qu'un résumé et quelques photographies commentées. 


    Tout commence quand sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, Patrice me parle du sentier cathare qu'il avait fait une année auparavant. De retour à Lyon je me procurai très rapidement le topo de ce sentier qui m'avait l'air, ma fois, fort sympathique. Comme d'habitude il rejoint de suite mon étagère entre les cartes IGN et les récits de voyages, sans que j'y touche un coup d'oeil. Travaillant pendant le mois de juillet et une bonne partie du mois d'aout je me réserve donc la dernière semaine du mois pour effectué ce charmant petit périple.
    Le 24 aout au soir la veille du départ, j'ouvre enfin le topo pour savoir à quelle sauce j'allai être mangé le lendemain. Je dois faire la plus grosse étape du parcours dès la premirèe journée 29 km. En arrivant à 13h15 à Port la Nouvelle, l'après-midi risquait d'être longue.
    Hasard (forcé) du calendrier, je pars le même jour que Mélanie qui elle rejoint Barcelone. Elle m'acompagne donc jusqu'à Port la Nouvelle. Et dans des adieux brefs et intenses, dans un TER minable, nous nous disons à plus tard, soit à la Toussaint, soit en février, ou alors soit à dans un bébé.


Vendredi 25 août 2006, entre valence et Montpellier, 10h.



La belle Mélanie que je quitte avec beaucoup de regrets. J'espère qu'elle a versé sa petite larme quand je l'ai laissé.



C'est parti, allé c'est 13 h et j'ai 28 km a parcourir
















Alors petite image du plateau au dessus de Port-la-Nouvelle, cité côtière très moche. la région est concidéré comme la deuxième région la plus venté de France et je confirme, la tramontane ça décoiffe.








 


Samedi 26 août 2006, hôtel de Tuchan, 19h30.

Bon alors là c'est le matin de mon deuxième jour au sommet d'une colline, belle vue à 360°, on change de paysage pour passer des corbières désertiques aux corbières viticolles. On voit des vignes au fond. J'ai rencontré deux suisses ce matin avec qui je fais l'étape. et j'ai aussi passé une très mauvaise nuit au camping.


 










Le deuxième chateau que je croise perdu au milieu des vignes.










Dimanche 27 août 2006, gîte de Duhilac-sous-Peyrpertuse, 17h.




Le magnifique chateau de Quéribus. Etape solitaire, je retrouverai les suisses au gîte de Duhilac. On sort lentement des Corbières pour rentrer tout aussi lentement dans les pré-pyrénés.



A droite, c'est le village de Cucugnan rendu célèbre par son abbé qu'Alphonse Daudet a inscrit dans la légende dans ces lettres de mon moulin. Si je me trompe merci de me le faire savoir, je ne suis pas expert de Daudet.












Mardi 29 août 2006, Maison de la nature et de la randonnée de Bugarach, 7h31.



Petit levé de soleil sur les toits de Duhilac, photo prise au gîte. Aujourd'hui je double une étape et me sépare donc définitivement de Pierre et Marion, mes deux chtis.


















A droite le chateau de Peyrepertuse à flan de falaise.









Petit coin de paradis au bord de l'Agly, pause baignade, pause déjeuné et sieste. Et des tas de spit dans des belles dalles calcaires, ça donne envi.











Le chemin commence vraiment a être raide, c'est pas un mal.












Dernière petite pause au col, en dessous du puesch de Bugarach. J'ai vu la mer de super super loin. Il ne me reste plus grand chose avant d'arriver à la fin de cette étape de 32 km qui restera longue et douloureuse. A mon retour je suis allé chez le médecin parce qu'une douleur pernitieise c'était révélé dans ma cheville. Diagnostique : inflammation de la boule de graisse qui se trouve entre l'os qui forme le talon et le tendon d'achille et qui permet de graisser l'action de ce dernier sur le premier. je le sens encore un peu mais ça devrait disparaitre.







Mercredi 30 août 2006, quelque part dans la campagne, 18h.







Oulala!!! Je viens de tout là bas au fond c'est foufoufou. Dormi a la belle dans le camping a Bugarach où j'ai pris la pluie. je ne rencontre toujours personne.









Je n'ai pas pu m'empecher skate park de quillan qui doit être utilisé une fois l'an mais qui reste pas mal pour la taille du bled. Nuit au camping dans la salle télé parce qu'il s'est mis a pleuvoir.
















Chateau de Puyvert, alors ce chateau est loin d'être cathare, il a été construit entre le moyen-âge et la renaissance, sur les restes d'un chateau datant de l'époque cathare. A préciser aussi, la dénomination de chateaux cathares est à utilisé avec des pincettes, ce n'étais pas les chateaux qui étaient cathares, leur propriétaires, des nobles accueillaient des cathares. C'est l'Eglise qui a concidéré les cathares et tous ceux qui les aidaient comme hérétiques. Aussi, c'est à cette époque que la première croisade a été lancé pas contre les sarazins mais bien contre d'autres catholique, et c'est aussi à ce moment qu'est né la Sainte Inquisition qui sévira très durement en espagne et au portugal (cf.Candide)




Jeudi 31 Août 2006, 2 km avant Comus dans la montagne, col de la Gargante, 1300 m, le soir.



Bon allé un petit autoportrait, après une nuit passé dans un champs. Chateau de Puyvert au fond qui se découpe dans l'azur matinal. Nuit très fraiche au demeurant.














Là, j'aborde mon étape bucholique et très forestière. Non ce n'est pas un chrocus parce que les chrocus poussent au printemps c'est un ... . En desous un très très beau chardon bleu. Je suis enfin en montagne, je croiserai aussi des gentianes, de belles fougères,...















Petite photo impromptue, c'est les couleur du sentier que certains escargots à rayures apprécis, sur le plateau du pays d'olmes.














Ouai une fourmillère géante, où des lilliputiens ont voulu me balancer pour que je me fasse bouffer, mais après quelques négociations dans un dialecte des plus complexes, j'ai réussi à moneyer ma libération contre une platée de begels super trop épissée que je leur ai cédé volontier.






Après les lilliputiens, je rencontre le peuple libre des chevaux que les elfes montent. Je n'ai pas malheureusement rencontré l'étalon blanc qui est leur chef et que l'on nomme Lame. Mais peut-être que lui m'a vu. Je n'ai heureusement cette fois-ci pas eu besoin de faire des salamalek pour passer.










Le castel de Montségur. L'ultime bataille où 200 âmes ont été livrées aux flammes pour hérésie. Tout le clergé cathare a été détruit dans se grand buché. Par la suite, le catharisme a subsisté dans quelques pays des Balkans.










Les fabuleuses gorges de la Frau où je passerai demain matin si tout va bien. Cette nuit ce sera en lisière de forêt, le refuge de l'ONF étant fermé. Je dormirai une fois de plsu tout seul. La solitude pèse vraiment ce qui me fait avancer plus vite.











Vendredi 1 Septembre 2006, Gîte d'étape de Roquefixade, 760 m.


Après une petite nuit en montagne où aucun ogre, aucun troll, aucun barbare, aucun elfe, aucun loup funeste ... ne s'est présenté je me retrouve au col du boum charmant petit col herbeux au dessus de Comus.
Là je rejoints le chemin transfrontalliers des Bonhommes que je fairai une de ses années futures, j'espère.
















Je rentre dans les gorges c'est vraiment super impressionnant, des dalles mais des dalles. Oh mes ailleux!!! Allé pour le plaisir des yeux, je sais que ça en tentera certains.


























 










Je tourne autour de Montségur, passe juste en
 dessous sur le col et continue a le voir de très loin.














Samedi 2 Septembre 2006, quelque part dans le train entre Toulouse et Montpellier, 17h43.


Gîte de Roquefixade où j'ai passé la nuit, j'ai rencontré un vététiste espagnol avec qui j'ai plutôt bien parlé dans un mélange franco-hispano-anglais. Il m'a raconté le chemin des Bonhommes en TT en partant de Berga en Espagne et moi le mien à pieds. Echange très sympa et qui me fait oublier la solitudedes jours passés. A roquefixade on trouve encore une fois des super belles dalles qui font vraiment envi. il faudra revenir avec les facochères.












Mise en scène rapide, autoportrait de dos se qui s'appele donc un autodostrait dans la traversée de la forêt royale s'étendant entre Roquefixade et Foix. Traversée très brumeuse.



























Dernière pause, dernières inquiétudes, derniers efforts, derniers regrets, dernières barres de céréales, et putain qu'est ce que c'est bon d'arriver. J'entends raisonner au loin (enfin, dans mon esprit schyzophrénique et complètement ravagé après avoir avalé quelques pillules de Substance mort), ride of the valkyries. J'entre enfin au Valhala, les dieux vont m'acceuillir et je vais enfin pouvoir gouter au plaisir de l'immortalité. Bon voilà, en fait je suis tout simplement arrivé a Foix en conquérant.
Dernière petite photo avant d'aller prendre mon train qui doit me ramener sur mes terres.




    Allé je me livre pour la conclusion, petite reproduction de mon carnet de route.

    C'est fini je suis sur le retour. Comme j'ai l'habitude de dire : « Une aventure de plus qui se termine. » Mais une nouvelle commence. Une sorte de retour à la vie civile où je ne suis plus seul au monde, où je dois me réadapter à vivre en communauté et c'est bien là un problème majeur. Voyager seul c'est formateur, on apprend beaucoup, on rencontre, mais on vit seul et on s'écoute peut-être un peu trop on est attentif à soit, à ce qu'on voit, à ce qu'on fait, à ce qu'on endure. Mais on ne fait attention qu'à soit. C'est finalement compliqué de revenir à une vie normale après nuef jours de pseudo solitude qui ont été difficile pour moi tant au niveau moral qu'au niveau physique.
    Mais heureux de rentrer pour préparer un nouveau départ. Revenir pour mieux repartir et surement encore plus. Là est une maladie incurable qui donne une fièvre qui fait des ravages. Au long du chemin je me suis demandé plusieurs fois si je ne devais pas rentrer. Dès le début avec Mélanie dans le train, j'étais tenté de ne pas m'arrêter à Port-la-Nouvelle et de continuer jusqu'à Barcelone, solution de facilité, ne pas avoir envie de se retrouver seul. Hier soir à table avec l'espagnol je lui ai parlé de ce malaise continuel, il a ressenti la même chose. Sentiment terrible du marcheur, et moi c'était que neuf jours, alors plus??? On peut donc se poser beaucoup de question ; étrange dualité qui vous dit qu'il faut arrêté et qui vous pousse à continuer tant que l'on peut. Y voir l'esprit du malin, peut-être.
        Le dernier sentiment qui semble le plus fort c'est celui d'arriver en conquérant à la fin du périple, de regarde la ville où l'on arrive avec une joix intense de finir quelque chose d'important, mais aussi une tristesse que de le finir.
        Sur la dernière étape de 18 km, j'air rencontré un écossais, une landaise, un bossois, et une toulousaine. J'ai fait le trajet Foix-Toulouse dans le TER avec les trois derniers. Même sentiment. Mais nouvelle étrangeté, notre rencontre fut des plus courte, et nous avons échangé plus que l'on peut échanger avec des personnes que l'on voit tous les jours. De même avec l'espagnol, nous parlant dans un mélange de Franco-hispano-anglais, nous avons comparer nos deux périples, lui le chemin des bonhommes en TT et moi le sentier cathare à pieds, échanges de photos, d'idées. C'est se qui m'a manqué pour faire durer le périple plus longtemps, les rencontre du soir.
        Neuf jours, au delà de l'exploit sportif (je me suis fait traiter de « tonto » par le patron du gîte) c'est peu mais c'est surtout parce que finalement j'étais seul et que je voulais abolir cette solitude, rentrer chez moi, pouvoir voir les gens que je peux voir avant ce nouveau départ pour cette petite île perdue au milieu de la méditerranée, que l'on nomme Malte.


       Bon voilà, j'espère que ça vous a plus. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Et j'espère aussi avoir un reflex ça serait pas un mal. Il va falloir encore forrer comme un taré.

Baptiste.
Par Bande De Moules - Publié dans : Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Dimanche 3 septembre 2006

Avis préliminaire à la populace : 

    Attention ce qui suit est long, peut être trop, et cela pourrait en rebuter certains. Mais ce n’est pas un récit que vous êtes obligés de lire d’un trait, vous pouvez aussi le faire par étapes. Vous n’êtes pas obligés de le lire du tout d’ailleurs. En fait vous avez même le droit de l’imprimer et de le brûler immédiatement. De toute manière c’est nul et inintéressant. On vous aurait bien eu si vous l’aviez lu. Bande de nazes. (P.S : Désolé pour les photos qui s'affichent vraiment comme elles veulent).

 

    Belle balade en Europe du Nord. En partant on n’avait pas forcément de but précis, juste un itinéraire vaguement mis au point. Itinéraire qu’on n’a que partiellement respecté. Plusieurs imprévus ont fait qu’on a visité des lieux incongrus. Pas vraiment d’enseignement ni de morale à tirer de ce voyage si ce n’est que c’est un vrai bonheur de voyager pour comparer les autres pays à la France et relativiser.

 

(Cliquez pour agrandir)

Jour 1 : Départ le matin de Clermont-Ferrand (la plus belle ville du monde à l’exception de beaucoup d’autres (pas toutes parce qu’il y a aussi Limoges et Dijon)). On voyage avec la sœur de Flo et une copine à elle. Arrivée à Paris dans l’après-midi. Visite touristique de Montmartre (200 japonais au mètre carré), du marrais. 

Dans la fin de l’après-midi nous rejoignons Antoine qui sort juste de son stage. Buvage de coup. Bouffe dans un restaurant thaïlandais et enfin dodo dans le super appartement de ses parents (Merci !).

 

 

                                 




Jour 2 : Au revoir déchirant à Antoine. Flo a mal à un œil. Nous voilà partis pour une galère d’une heure en voiture dans Paris. Ayant perdu notre plan et ne sachant pas par quelle porte il fallait sortir pour aller en direction de Bruges nous allons tout droit, suivant les voitures en espérant qu’elles nous amènent à bon port. Contre toute attente nous parvenons à trouver la bonne porte et à partir direction Bruges. Mais le mal d’œil se fait de plus en plus ressentir. Mélanie prend le volant. On prend la décision de s’arrêter à Lille… aux urgences ophtalmologiques. Les urgences ophtalmologiques

Le voyage commence trop bien. En plus tous les gens nous disent qu’ils attendent depuis 7h du matin (il est 15h). Et là miracle, après seulement une heure d’attente une infirmière cochonne reçoit Florian qui ne veut plus repartir. Du coup, visite impromptue de Lille qui s’avère être une ville très belle contrairement aux idées reçues. En plus, très peu de chtimis.

La place centrale de Lille





En fin d’aprèm départ pour Bruges et recherche d’un camping qu’on avait repéré dans un guide. Galère totale dans la cambrousse entourant Bruges : on ne trouve pas la localisation de Jabekke, le village où se trouve notre camping, ni sa prononciation. Finalement après une heure de ballade nous tombons sur un panneau salvateur. D’un coup une appréhension nous gagne : beaucoup de gens nous ont raconté que les flamands n’aiment pas les francophones et qu’ils ne font pas d’effort pour leur parler. Finalement nous sommes très bien accueillis dans le camping : un touriste reste un touriste. Camping pas cher et plutôt sympa au premier abord. Nous sommes placés à l’arrache entre des jeunes Allemands et des vieux Lyonnais (vive le dépaysement). Premier montage de tente (merci Marion) et prise de conscience ultime : nous sommes des boulets. Nous sommes partis camper en ne pensant pas au matériel de camping : pas de lampe, pas de matelas, pas de réchaud et surtout pas de PQ.


Dépités, nous nous dirigeons vers Bruges pour dîner et commencer à visiter. Et là par magie nous nous retrouvons dans le monde merveilleux de Candie et oublions tous nos soucis. La ville est absolument magnifique, pas un bâtiment n’est à mettre de coté, tout est ultra propre, aucun papier ni aucun clodo par terre : on n’est pas habitués à ça. Tout est tellement parfait que ça en a presque l’air faux. On s’attend à voir débarquer des jolies petites fées à tous les coins de rue, en vain…Bref on rentre pour profiter d’un repos du guerrier, bien mérité après toutes ces épreuves et là, c’est le drame. Les allemands font la fête toute la nuit, ah ces jeunes ! Le traité de Versailles de 18 n’était finalement pas une si mauvaise chose, enfin après une nuit blanche non souhaitée, toutes les insultes sont autorisées !

 










Jour 3 : Sur la même lancée, on décide de faire des courses. Au moment de payer nous apprenons que les belges n’acceptent que très rarement la carte bancaire, donc on se  retrouve à la caisse, avec un plein chariot et aucun moyen de payer à deux minutes de la fermeture. Flo part chercher une banque en laissant Mel comme caution. Une galère n’arrivant jamais seule, pas de banque à moins de deux kilomètres à la ronde. Deux points positifs quand même : l’essence est moins chère qu’en France (0,997 le litre de diesel qui dit mieux ?), et la bière et moins chère que l’eau (mais plus chère que le diesel sinon les voitures belges seraient alcooliques). Visite de Bruges, comme de vrais touristes. D’abord le beffroi où nous accomplissons une ascension de 366 marches (l’été prochain on peut monter l’Everest sans entraînement, trop facile). Ensuite une petite promenade de la ville en bateau sous la pluie, vivifiant à souhait !


Les habitants sont très sympas, à l’image de ce type qui s’arrête dans la rue voyant qu’on est perdus pour nous demander ce qu’on cherche et qui fait un détour pour nous montrer « le plus beau chemin » pour aller là où on veut. Fin de visite et retour au camping, contents d’en avoir pris plein les yeux. 














Malheureusement la nuit suivante allait être pire que la précédente. Une grosse truie hollandaise  de quinze ans est complètement saoule et hurle pendant toute la nuit en courant juste à coté de nous. Ni nos insultes ni la pluie battante (qui coule à l’intérieur de notre tente mal tendue) ne la font arrêter.  En plus Flo, qui a fait son fier en prenant un duvet d’été, crève de froid !

 

Jour 4 : Départ en fin de matinée, bien fatigués, sous une pluie qui ne veut pas s’arrêter. Prochaine étape prévue : la Haye. Puis plus nous nous approchons, moins nous avons envie de nous y arrêter : il pleut toujours des cordes et nous n’avons pas grand-chose à y faire. Le bouchon d’une heure et demie dans la très belle banlieue de Rotterdam nous confirme que nous allons tracer directement direction Amsterdam. Arrivés là nous n’avons nulle part où dormir, nous cherchons donc un Formule 1 que nous trouvons après avoir fait demi tour au moins sept ou huit fois. Nous le trouvons enfin… complet. Mais le gérant nous dit qu’il peut nous réserver une chambre à l’hôtel Ibis pour 70€. Une seule alternative s’offre à nous : dormir dans la voiture. Après la nuit que nous venons de passer le choix est vite fait. L’hôtel Ibis nous paraît être le grand luxe. Même la télé nous appelle par nos noms quand on l’allume !

Après s’être bien ressourcés nous entamons notre première visite d’Amsterdam. Au programme, l’essentiel du visiteur en Hollande : Internet, parapluie et coffee shop. Couchés très tôt pour deux raisons : la nuit précédente et la white widow (qui a fait entendre à Mélanie des carillons imaginaires).

 



Jour 5 : Malgré la nuit grandiose que nous venons de passer nous décidons de ne pas rester à l’hôtel Ibis qui siphonne notre compte en banque à la vitesse d’un Dudu devant une bouteille de Mezcal. Nous cherchons donc le Gaasper camping dont on a entendu beaucoup de bien. Encore grosse galère pour le trouver mais une fois arrivés le camping nous paraît très sympa, très jeune et surtout très abordable (environ 10 euros par nuit et par personne). Après un posage de tente digne de MacGyver nous partons pour une visite touristique d’Amsterdam. Toute une ligne de métro à faire de bout en bout : le camping n’est pas tout à coté de la ville. Nous découvrons le quartier rouge avec ses fameuses putes en vitrine, ses dealers de crack, ses nombreux coffee shops, ses touristes et son parfum de liberté totale tempéré par la présence de nombreux flics (souvent en train de discuter voire de rigoler avec des vieux camés). Après une grosse journée de ballade retour au camping.












Petite prise de conscience en prenant le métro : la société hollandaise, très multiculturelle, nous paraissait être un bon exemple d’intégration réussie des étrangers. Pourtant la banlieue que traverse notre métro est un véritable ghetto noir : aux deux stations qui précèdent notre camping, ce sont uniquement des noirs qui descendent et seuls les blancs qui vont au camping restent. Or ces deux stations sont bordées d’énormes barres HLM et quand on regarde de plus près (à ce niveau là le métro est aérien) il n’y a vraiment que des noirs dans les rues et dans les immeubles. Par contre, ces banlieues ont l’air d’être en très bon état, pas du tout délabrées ou à l’abandon, et il semble y avoir beaucoup d’infrastructures toutes neuves (piste d’athlétisme, terrain de tennis restaurants…)  pour en faire des lieux de vie commune plus que des dortoirs. Bref, impression mitigée. Arrivée au camping et bedodo.

 


Jour 6 : Après que Flo eut laissé l’équivalent en excréments d’une stère de bois au fond des WC du camping nous repartons vers la ville. Très belle jour née, bien ensoleillée, ce qui commençait à nous manquer. Visite d’un quartier appelé Jordaan qui passe pour être le nouveau quartier amstellodamois à la mode. Effectivement c’est un quartier vraiment très sympathique, très vivant, très bohème. On sent une véritable vie de quartier, les gens sont sur leur palier et discutent avec leurs voisins, sortent des tables dans la rue et boivent des coups ensemble. Au détour d’une rue nous voyons un énorme attroupement et entendons de la musique. Tels de bons badauds nous allons voir et nous tombons sur… la GAY PRIDE ! La gay pride à Amsterdam se fait sur les canaux, les chars sont de grosses péniches qui balancent des gigawatts de son et des millions de confettis. Mention spéciale pour la péniche des nation unies (United Nation of Love !) avec ses casques bleus bodybuildés et bien membrés dansant sur de la grosse techno. Après ça toute la journée fut un flot ininterrompu de bateaux plus ou moins grands, présents pour la gay pride ou non, ce qui nous a permis de découvrir le bonheur des canaux. Les gens semblent vraiment avoir la culture du bateau puisque des centaines se baladent sur les canaux en buvant un coup avec leurs potes. Au contraire il y a très peu de voitures dans le centre ce qui est vraiment agréable.




 

En fin de journée retour au quartier rouge pour s’arrêter devant des crânes rasés en habits militaires qui chantent des chants douteux. Nous sommes entourés de flics qui doivent craindre un débordement. Malgré cela Flo manque de se faire piquer le contenu de son sac. Heureusement que Mel était là. Touristes jusqu’au bout nous cherchons (longuement) un restau tibétain indiqué par le routard. Quand nous arrivons finalement et qu’on nous propose la carte nous décidons de partir en douce ! Le restau est trop glauque et la carte comporte environ 150-200 plats (environ 20 pages), ce qui est trop pour être honnête. Merci le guide du routard… et adieu.

Jour 7 : Glande et dépravation à Amsterdam. Journée sans but précis mais néanmoins très agréable. Nous avons à peu près tout visité ce qui est visitable (nous essayons quand même d’aller au Van Gogh Muséum et au Rijks Muséum mais les 800 Km de queue nous font vite rebrousser chemin) e t décidons donc de prendre notre temps et de glandouiller. Du coup nous prenons du bon temps, traînons au bord des canaux tout en planant à mille mètres au dessus…

 









Jour 8 : Départ d’Amsterdam le matin avec l’intention d’aller dans le nord des Pays-Bas pour voir la plus grande digue que les hollandais aient construite. Nous y arrivons vite et le spectacle est impressionnant : une route de 50 Km au milieu de l’eau. N’ayant pas prévu l’impossibilité de faire demi-tour nous sommes condamnés à continuer tout droit. Arrivés au bout nous décidons de continuer dans ce sens et de faire le tour ce qui se solde par un surplus de 200 Km mais nous permet de découvrir la Hollande rurale et ses vaches.


 


 

Direction Köln (Cologne). Après la galère habituelle nous trouvons un Etap hôtel en début d’après midi et partons visiter la ville. Petite déception : ce n’est pas aussi bien que ce que l’on nous avait dit. En plus Cologne ne soutient absolument pas la comparaison avec les villes que nous venons de voir. Seule la cathédrale, plus gothique que Marilyn Manson, est vraiment impressionnante et belle.

Nous restons donc juste l’après midi et décidons d’en partir le lendemain (après être évidement passés au Starbucks Cofee).


Jour 9 : La prochaine étape prévue était censée être la dernière : Strasbourg. Mais c’était sans compter sur notre inégalable capacité à nous tromper de route. Une erreur de trajectoire (qui avait pour principal responsable une personne féminine dont nous tairons le nom) nous fit sortir de l’autoroute et emprunter la route sinueuse de la vallée du Rhin. Route absolument magnifique avec les fameux châteaux et surtout la Lorelei, énorme falaise sur laquelle était censée (dans la mythologie Allemande) se trouver une sirène qui attirait les bateaux vers une mort certaine. Très belle ballade qui se termine à Rudesheim petite ville bourgeoise sur le bord du Rhin où nous décidons de reprendre l’autoroute. Mais le seul endroit où cela est possible se trouve de l’autre coté du Rhin. Or le premier pont se trouve très loin, nous obligeant à faire un gros détour. Le seul autre moyen de traverser est de prendre le bac… qui est fermé.









Après avoir fait visiter à la voiture les petits chemins boueux des environs de Rudesheim, nous parvenons finalement à rejoindre l’autoroute et prenons direction le Sud sans vraiment savoir où nous allons dormir (n’ayant pas à disposition de carte détaillée de l’Allemagne et n’ayant plus le temps d’arriver jusqu’à Strasbourg). Finalement, la nuit tombant, nous décidons de nous arrêter dans un petit bled entre Darmstadt et Frankfort et de chercher un endroit où poser la tente.  Montage de tente à l’arrache dans un champ à la lumière des phares avec une Mélanie paranopsychopathe croyant voir des sangliers volants tueurs et des fermiers cannibales partout. En fin de compte bonne nuit sympathique si l’on met à part le fait que l’aéroport de Francfort est le plus gros d’Europe…

 

Jour 10 : Levé assez tôt et mise à profit de notre itinéraire torturé : nous allons visiter Heidelberg, superbe ville au bord du Neckar et surtout cité dans laquelle notre Dieu à tous, un  dénommé Max Weber, a fait ses études. Contraste flagrant entre la nouvelle et la vieille ville : l’une est hideuse, l’autre est magnifique. Le château avec ses pierres rouges est aussi très beau.










 


 


 

 


 



 


 


Départ d’Heidelberg direction Strasbourg où nous subissons notre pire galère pour trouver un hôtel Formule 1 et tournons plusieurs heures dans et à l’extérieur de la ville. Première visite de la Petite France le soir, dégustation d’un baeckeofe de touriste puis dodo.

 

Jour 11 : Visite toute la journée. Ville aussi très jolie malgré les commentaires très chauvins de la cassette que l’on nous passe dans notre bateau de touriste qui fait le tour des canaux.






Le voyage tire à sa fin car nous avons déjà vu vraiment beaucoup de choses et nous n’en pouvons plus, nous avons vraiment besoin de nous poser et de nous reposer. Du coup après avoir bien visité nous décidons de prendre la direction de Lyon où nous arrivons dans la nuit.

Par Bande De Moules - Publié dans : Mel et Flo
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 7 août 2006
 

Un nouveau travail en Chine: serveur punching ball

 

PEKIN, 7 août 2006 (AFP) - Un bar de l'est de la Chine offre depuis peu à ses clients un exutoire à leur colère en les autorisant à utiliser les serveurs comme punching ball, a indiqué lundi un journal chinois.

Dans ce café de Nankin, qui répond au nom de «Le soleil se lève sur une colère apaisée», la clientèle peut, contre paiement, frapper les employés, briser leurs lunettes, pousser des cris, des hurlements, précise le quotidien China Daily.

Ils peuvent également choisir la tenue vestimentaire des serveurs, y compris leur demander de se vêtir en femme.

Pour libérer sa colère, les prix varient entre 50 et 300 yuans (environ 6 à 37 dollars) selon les demandes.

Les 20 jeunes hommes que le bar emploie pour ces prestations sont agés de 20 à 30 ans et sont physiquement bien charpentés.

Ayant accepté d'être brutalisés, ils recoivent des entraînements physiques pour se préparer aux attaques de la clientèle et revêtent des protections pendant leur service.

C'est en s'inspirant d'activités similaires dans des bars au Japon, que Wu Gong, le propriétaire, agé de 29 ans, a ouvert ce bar en avril dernier.

Cette nouveauté a déjà suscité de nombreuses controverses dans la presse

Par Bande De Moules - Publié dans : Antoine S.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 5 août 2006
Croix de Belledonne - 2926 m.

   C’est une question qu’on peut se poser rituellement chaque vendredi soir. Du coup, le temps d’appeler quelques copains pour savoir si ils sont dans le coin, de leur demander si ils sont motiver pour aller faire une rando, et normalement tu sais.
   Avec la petite sœur, et un copain du lycée François D., réveil à 4h30 dimanche matin, départ à 5h15, pour la croix de Belledone qui domine le massif du même nom à une altitude de 2926 m.

    Arrivé au parking les quatres chemins à 6h30, altitude de 1283 m . Le temps de prendre la petite photo de départ classique, et c'est parti (6h45) . Vous vous en douterez dans l'ordre de gauche à droite : François, Baptiste, et Eugénie.
      Début de la montée en sous bois. Arrivé au deuxième parking, où beaucoup de voitures stationnent déjà. On partira plus tôt la prochaine fois, pour ne voir personne.

     On émerge de la forêt. Le soleil n'est pas encore passé au dessus des montagnes.
On distingue la retenue d'eau du lac du crozet au dessus de nos tête. Arrivée au lac (1974 m), petite pause rapide(à gauche), avant d'aller vers le col du Pra  (2186 m). Au col on domine le lac du crozet, et le refuge de la pra et le lac Claret, où nous ne passerons pas, qui se trouve de l'autre côté du col. On distingue le sommet des remontées mécaniques de Chamrousse. Nous quittons le GR 549 A, pour obliquer plein Est en direction de deux autres lacs et de la la croix de Belledone.

     Enfin le soleil nous réchauffe. La pente est plus beuacoup plus raide. arrivée au lac du petit Domènon (2380 m), poursuite dans un vallon vers le lac du grand Domènon (2385 m). Premières névées apparaissent.  Poursuite  vers le sommet 600 m plus haut.  Montée de plus en plus rude dans la rocaille.
Nous traversons la névée de la gande pente qui est toute petite par rapport à la carte (non, non, la planète ne se réchauffe pas). Nous passons le col des rochers rouges (à votre droite vu du col au fond du vallon les lacs du petit et du grand Domènons, et le Pic du grand Domènon (2802m) à gauche), puis le col de Belledonne, enfin nous voyons notre but qui s'élance que dessus de nos têtes. Ca commence à devenir l'autoroute vers le sommet. Il faudra vraiment partir plus tôt la prochaine fois. fatigue se fait sentir, altitude un peu, et arrivée à 11h à la croix de Belledonne à 2926m.


     Donc pause d'une grosse demi heure, le temps de pren dre duex trois photos de boire un thé. On a une vue à 360° sur les autres massifs : l'Oisans; le Taillefer, la Chartreuse... Vraiment une très belle vue. En dessous de nous versant Nord, on peut voir le lac blanc (à droite lac blanc et petit bout de glacier et en fond la chartreuse) et le glacier de Freydane, qui disparait lentement (non, non, la planète ne se réchauffe toujours pas).

    Amorce de la redescente par le même chemin. Des nuages évoluent et cachent le soleil. Pause repas au lac du grand Domènon. Juste au dessus du col de la Pra, on a le droit à une intervention de la sécuritée civile qui est venue chercher une femme qui s'est cassé la clavicule (à gauche). Très impressionnant.
   Ensuite descente en courant à partir du col. "Voilà les chamoix qui descendende". On double vraiment trop de monde sur la descente, il faudra vraiment vraiment partir plus tôt.



    Très belle balade, fatigué et heureux.
Seuls bémols : au repas de midi, nous n'étions pas pourvu en picrate, en saucisson, en roblochon et en chartreuse ; et il nous a manqué un peu de courage, de soleil (et d'une serviette"artifice") pour nous baigner dans le lac du crozet.
      Niveau timming, plutôt bon 1643 m en 4 heure. On faira mieux la prochaine fois.

Par Bande De Moules - Publié dans : Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 15 juillet 2006
Bicycles d'opinion

      Le week-end dernier ( 8 juillet), je me suis adonné à un de mes sports favoris : la descente. Bon bien sur la chance c'est qu'il ya pas de montée, par contre ethiquement c'est plus problèmatique, parce  qu'on monte en télécabine. Bref c'est pas super écologique. Mais on se fait plaisir, un truc de malade.    
    






    Donc là comme vous l'aurez devinez c'est moi avec ma magnifique monture juste avant le départ. Oui je fais vachement carré et alors. je vous rappele que je bosse dans le BTP. Bon d'accord j'avais mon armure.






         Je suis parti avec deux de mes accolytes fous du guidon, Aurélien et Antoine, des copains du lycée. On a pieuté à Albertville le vendredi soir à l'hotel. Oui, oui, oui, on se refuse rien. C'était un formule 1. La pression montant, le sommeil était difficile à trouvé. C'était un peu comme  si on montait au front. Dans les risques, bien qu'il y en ai beaucoup, rien a voir.
         Bref le lendemain matin on se lève, et c'est parti pour Brides les Bains pour être dans les remonté vers 9 heure.
       Chaud du goulot !!! 20 km de descente pure nous attendent.

        Dans l'ordre de gauche à droite Aurélien, moi et Antoine. Photo prise dans une télécabine. Première remontée.

     
       Alors première descente s'entame, moi qui part en premier des trois. Parce que pour Aurélien : "
Quand le batou part en premier, ça met du piment." C'est sur l'année dernière à l'Alpes d'Huez, quand cet énergumène avait décider de me doubler, on a tous les deux fini les quatre fers en l'air, les coudes en sang. Assez chaud je pars rapidement je double des gens puis petit problème de déraillement obligé de m'arrêter  dans une relance. Les deux zigotos en profitent pour me doubler. Et très rapidement je me trouve loin derrière. En attendant le chrono tourne. Je double d'autres types dans la parti roulante. Puis après on attaque la descente dans les bois et là c'est bien technique et bien glissant avec toute la boue. Finalement pas très loin de la fin je crève et là tu peux dire au revoir au chrono. Sans pompe, j'attends un biker pour me dépanner. Il arrive et je perd facilement un quart d'heure.
        Bon je suis classé quand même. Mais pas dans la meilleure moitier. Donc au classement dans l 'ordre et sur 470 participants, ça donne :
- Antoine  place 68  en  33,26 minutes avec un écart de 5, 44 avec le premier.
- Aurélien place 82 en 34,05 min avec un écart de 6,23.
- Baptiste place 255 en 52,37 min avec un écart de 24,55.
     Voilà faute à pas de chance et sur une crevaison je me retrouve loin dans le classement alors que j'aurau pu au moins être dans les 150 premiers. J'aurai surement pas dépasser Canzi et Aurélien mais quand même pour l'égo...

       Au dessus moi après la deuxième descente, visiblement fatigué.


Anoine scutant la feuille de résultat à gauche.








Aurélien après avoir lavé son vélo à droite.

      

        Bref journée fort sympatique malgré les petits aléas mécaniques.

    Vivement que mon vélo soit réparer. Au programme changement de selle cassée, changment de pneu lisse, changement de chaine complètement tordu, la note va être salée.
        La prochaine ça sera soit à Saint Pierre, soit au Deux Alpes.

        Baptiste.
Par Bande De Moules - Publié dans : Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 13 juillet 2006

Salut les filles, PRENONS EN COMPTE LE VOTE BLANC!!!!!

bon, voilà, je parle peut etre dabns le vent mais je m'en branle. Je me suis un peu posé des questions, car ça m'arrive des fois, sur le vote blanc et j'ai trouvé quelques sites que je n'ai pas eu le temps de fouiller encore mais qui me semblent interessant....dites moi....sinon je cherche à savoir précisement comment son décomptées les bulletins et la législation sur ce sujet (décompte, vote blanc) mais pas encore trouvé....

Il serait interessant de voir comment ce vote (blanc) se déroule dans d'autres pays, par exemple en Allemagne il y a des partis qui ne sont pour RIEN et on peu voter pour eux (oui, oui...), a approfondir.....

Bisous à tous les ptis gars et bonne bourre (oh kil est grossier!!!)

Bordel on devrait avoir le droit dans ce pays de pouvoir  voter (et d'être pris en compte dans les résultats comme l'abstention y a pas de raison) pour montrer qu'on ne veut d'aucun des partis proposé ou des têtes de cons en listes!!!! voilà

Vive le vote blanc !  L'offre politique ne me convient pas, j'en veut une autre !!!!

 quelques liens: www.partiblanc.fr  (ouai le nom du parti est pas top, non c'est pas un truc de fasco)

blog du du vote blanc

Par Bande De Moules - Publié dans : Antoine S.
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 7 juillet 2006
VIVE LA CIRCULAIRE DE SARKOU LE GROS CON....
 
ci joint une dépêche AFP. l'info parle d'elle même....j'aime notre pays!!!!
 

Un lycéen marocain de 19 ans et célibataire expulsé de France

PARIS, 7 juil 2006 (AFP) - Un lycéen marocain de 19 ans, célibataire et vivant en France depuis l'âge de 14 ans, ne rentrant donc pas dans les critères de la circulaire Sarkozy, a été reconduit vendredi dans son pays malgré la mobilisation de RESF, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.

Titulaire d'un CAP de peinture et inscrit en BEP dans un lycée, Abdallah Boujraf est le premier jeune scolarisé expulsé depuis le 13 juin, date de parution de la circulaire Sarkozy, qui prévoit notamment la régularisation «au cas par cas» de parents d'enfants scolarisés.

Selon la porte-parole de la préfecture, Marie Lajus, Abdallah Boujraf est «en situation irrégulière» en France. Il a été interpellé dans le Xe arrondissement de Paris, puis placé en garde à vue le 30 juin, soupçonné d'avoir agressé un sans domicile fixe.

En raison de ces éléments, un arrêté préfectoral de reconduite à la fontière (APRF), qui «a été validé par les magistrats», lui a été signifié peu après ces faits, selon elle. Il a été placé en l'attente au centre de rétention des étrangers (CRE) de Vincennes, près de Paris.

Tous les recours ayant été épuisés, la reconduite au Maroc a été effective et réalisée vendredi matin, a-t-elle précisé.

«Le ministre de l'Intérieur, empêché de pratiquer la chasse à l'enfant promise pour cet été, est tenté de se rattraper en mutipliant les expulsions de célibataires, y compris les jeunes majeurs scolarisés», a commenté vendredi dans un communiqué le Réseau Education Sans Frontière (RESF), rédigé avant la confirmation de l'expulsion.

Il «ne troublait pas l'ordre public», a assuré de son côté Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne dans un communiqué. Abdallah Boujraf était «parfaitement intégré dans son établissement scolaire et parmi les jeunes de son quartier dans le XXe arrondissement de Paris», a-t-il ajouté.

Le lycéen est arrivé en France à l'âge de 14 ans pour rejoindre son père qui y travaille depuis 26 ans avec une carte de résident.

Selon Mme Lajus, Abdallah Boujraf est entré en France «sans visa» et a sollicité un titre de séjour en mai 2005 - à ses 18 ans - qui lui a été refusé en octobre de la même année.

Il «n'a pas quitté le territoire» à cette date, selon elle, «comme il y était invité» car étant en situation irrégulière.

RESF et des élus de gauche, dont M. Mélenchon, Michel Charzat, député-maire socialiste du XXe arrondissement, Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris (app. PCF), tiendront une conférence de presse vendredi à 16H00 à la mairie du XXe, ont-ils annoncé.

 AFP- 071440 JUL 06 immigration-education-sans-papiers

BISOUS a tous,

TOTO.

Par TOTO - Publié dans : Antoine S.
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 24 juin 2006

"Heureux qui comme Ulysse..."


    Le retour.

    C’est terminé. Je suis revenu à la civilisation et suis sorti du fin fond du massif central.
   Je vais retranscrire et compléter mon carnet de route. Je vais faire le récit de mon parcours jour par jour. Ensuite je parlerai plus en général de cette expérience au combien intéressante.
   Comme vous le savez tous je n’ai pas réussi ce que je voulais faire au départ bien évidemment. En fait avec un sac comme j’avais, les chaussures de raid, le manque d’entrainement, la fatigue accumulée pendant les deux semaines précédentes, je pouvais difficilement réussir à faire les 340 km que j’escomptais faire en dix jours. Finalement j’aurais parcouru 180 km en 7 jours. Soit le trajet Le Puy - Golinhac, charmante petite bourgade de l’Aveyron surplombant le Lot.


    Carnet de voyage.

    Mercredi 7 juin 2006. Lyon - Le Puy - Saint Privas d’Allier, 23,9 km, 6 heures.

    Levé à 7 heure, après une courte nuit chez Eva, petits bisous à Marion et Eva-Marianne, plus bisous sur l’épaule de Maxime qui dors comme une marmotte, et départ pour la gare. Douleur au genou assez intense, rappelle des randos de l’année dernière que je faisais avec une genouillère et du snow de Chamonix. Grosse inquiétude dès le départ et moral très bas sur le quai de la gare, je verse même une petite larme.

    9 h 30 dans le train, douleur atténuée. Plus que trois quarts d’heure avant de prendre le petit déjeuné que je ne prendrais pas.

    Arrive au Puy-en-Velay, cherche à rejoindre la cathédrale Notre-Dame. Monte sévère pour rejoindre la cathédrale. Départ très optimiste, moral remonté. Petite photo sur le parvis avant de descendre les marches, 134 en tout, et premier pas vers St Jacques. Rencontre les premiers pèlerins rapidement. Traverse la campagne tranquillement. Etape de 23 km 9, parcouru en 6 heures.

    Arrivée à Saint Privas d’Allier, moral très bas, voire très très bas. Tous les objectifs sont  rapidement revus à la baisse. Mais reprend espoir et un peu de courage après une bonne douche au camping municipal et un thé. Je pensais m’apercevoir au moins au bout de 4 jours si c’était possible ou non, mais je suis très vite revenu à la triste réalité. Je continue donc et m’arrêterai au bout de 7 jours. Je suivrai le guide et ces étapes et je devrai donc arriver à Espalion mardi où je serai récupéré par Marion, Eva-Marianne, Maxime et Antony. Donc déception mais relativisons. Erreurs nombreuses et multiples que nous verrons dans la conclusion.

    Sinon l’étape un peu tristounette trop agricole a mon goût, et je regrette les Alpes. Demain j’ai normalement une étapes plus montagne.

    Moral remonté après la popotte hyophilisée. Camping à la belle. Merci néro pour le sur-sac. Hâte d’être demain pour voir ce que je vais donner.

    J’ai discuté avec deux suisses allemands en anglais, s’il vous plait, qui faisaient le chemin entier en partant du lac de Constance et qui marchaient donc depuis 5 semaines. Ils comptaient le faire en 3 mois. Et ils avaient un sacré mental parce qu’ils boitillaient beaucoup. Et j’ai parlé à une assistance technique ( un monsieur en camping car) qui accompagnait sa femme et deux de leurs amis.

    Jeudi 8 juin. Saint Privas d’Allier - Le Falzet, 29,2 km, 8 heures.


    Levé ce matin à 6 h 30, 6° froid. Je commence lentement à replier le bazar puis départ à 8 heures après avoir payé le camping 2€50. Longue marche de 2 heures en descente avant première pause d’une demi heure à Monistrol d’Allier. Ai rencontré un groupe de quatre Suisses entre temps. Puis redémarrage par une grande remontée. Change de la plaine d’hier les choses sérieuses commencent, et heureusement. Petite pause téléphone à moman. Arrive à Sauges qui est normalement une des halte dans le manuel. Mais je ne m’y arrêterai que deux heures pour repartir prendre de l’avance pour le lendemain pour une étape qui promettait d’être longue. Pensais faire encore deux heures de marche. Une petite inquiétude quand même avec les quelques nuages qui se profilent à l’horizon. Si pluie risque de passer un long moment d’intense solitude et moral bas, très bas. Espère trouver endroit couvert pour la nuit.

    Départ 15 heure du café de Sauges et arrêt au petit casino.

    Pendant pause de midi ai discuté, enfin une dame a fais un monologue avec moi comme spectateur, sur la place de l’Eglise. Elle m’a d’ailleurs veillé pendant que je faisais ma sieste. Elle avait besoin de parler à une personne étrangère à son village.

    A votre droite la collégiale Saint-Médard avec un magnifique clocher octogonal sur porche à Saugues.

    Campement-bivouac pour la nuit, vers le Falzet, 18 h 52. Chose promise chose due, il s’est mis à pleuvoir. Je pensais m’arrêter pas très loin de Saugues, mais finalement ai continué à cause de la pluie se qui fait que je suis arrivé à un gite mais qui était malheureusement complet. J’ai donc continué un peu plus loin. Et me suis posé dans la campagne dans un champs à 50 m du sentier. Entre temps il s’est arrêté de pleuvoir. Et j’ai donc pas mal avancé. Marché 4 heures ce matin et 3 heures cette après-midi. Donc 30 kilomètres. Satisfaisant et encourageant pour la suite.

    Le moral est bon. Deux ampoules sont apparues sous le pied droit. Le dos tire un peu. Grosse rougeur sur les clavicules du au sac surement trop chargé. Préparation popotte. Petit vent frais. Couché de soleil au dessus de la foret. Nuit promet d’être fraiche et peut être mouvementé. Horizon nord-est est bouché par les nuages et léger vent.






    Vendredi 9 juin. Le Falzet - Aumont-Aubrac, 37 km, 9 heures.

    Levé avec le soleil à 6h, 6° comme le jour d’avant. Reste dans le sac de couchage jusqu’à 7h15, puis mouvement. Petit déj’ classique, moral bon, nuit bonne, sol un peu raide mais on fait avec ce qu’on a. Sur le chemin les premiers pèlerins. Finis de plier le campement et départ change de paysage. Les champs sont remplacés par des pâtures. Relief de plus en plus important et donc devient vraiment de plus en plus intéressant.

    Arrivée au col de l’Hospitalet 1304 m. Une demi heure de pause, ampoule de plus en plus importante (ci-dessous).
   
    Fais mal dès qu’on redémarre, redescente du col vers Saint Alban sur Limagnole. Bonne redescente longue et boisée. Mal aux épaules toujours, jambes bien, moral bon. Arrêt pour deux heures à Saint Alban sur Limagnole. Pause coca. Et redémarrage à 3h. Espère marcher encore deux heures voir pousser jusqu’à trois pour atteindre Aumont Aubrac à 15 km. Déjà 20 km de parcouru dans la matinée.

    Ai changé de département au col. Suis passé de Haute--Loire en Lozère.

    Aumont-Aubrac. Ai finalement poussé jusqu’à Aumont. Donc journée de 35 km + 2 km pour trouver le camping. Suis très fatigué. Temps clair et lune magnifique alors qu’il ne fait pas encore nuit. Douche très agréable. Jambes toujours bonnes. Eu François et Maman au téléphone. Moral baisse un peu du à la fatigue sans doute. Demain prépare une journée tranquille 26 km normalement. Ai parlé a pas mal de monde. Rencontre des gens au camping qui m’encouragent pour la suite des évènements. Je suis passé en plein territoire de la bête. Fatigue, bayements et à demain pour de nouvelles aventures.

        Samedi 10 juin. Aumont-Aubrac – Nasbinals, 27,3 km, 7 heures.

    Levé 7 heure. Réveille long. 2 heures pour me préparer. Les pieds me font très mal, surtout le droit avec mes deux ampoules. Sort du camping que je ne paye pas, donc fait une économie de 5€. Départ à 9 h 15. Début très rude. Démarche d’automate. Deux premières heures de marche difficile. Moral relativement bas.


    Arrive sur les plateaux de l’Aubrac. Je préfère ne rien dire. Enfin seulement que tout ce que j’ai fait avant, vaut largement les quelques kilomètres de ce plateau.
Déserts à perte de vue. Clôtures, enclos, herbe, herbe, valons, silence, seul… J’aime. Change des montagnes. Passe le roc des loups (1245 m). De tout ce séjour c’est se que j’ai préféré et que je garderai en meilleur souvenir. Rencontre une bretonne très calme et silencieuse. Croise un couple et un prêtre.









    Bon j’arrive à Nasbinals fatigué et pieds très entamés. Plus aussi mal que ça aux clavicules. Ai mangé. Passé coup de fil. Moral bon. Étape de 27 km longue. Heureux d’arriver et de se poser pour la nuit dans le camping. Complication avec une des ampoules, sang commence à apparaître dans l’ampoule entre les orteils. Pose quelques questions. Reste plus que deux jours. Peut-être trois. 15 puis sûrement 23 km. Moral bon.

    Plus de petit écolier, passe au Prince pour le thé du soir.

    Discute avec personne. Un peu tristounet, surtout dans un camping bien rempli.

    Dimanche 11 juin. Nasbinals – Saint-Chély d’Aubrac, 16 km, 4 heures.

    Décollé à 9 heure du camping. Petit déjeuné tranquilou. Discute avec un allemand qui avait déjà fait une grosse partie du chemin. Et qui m’a conseillé là où il fallait s’arrêter pour bouffer. Nuit déplorable, peu dormi et maux de tête. 8°. Lune splendide. Démarrage difficile puis mise en marche. Dans les cotes, accélérations intenses. Arrive au point culminant de tout le parcours 1368 m. Ce qui est peu mais beaucoup pour le chemin. Il faudra attendre les Pyrénées pour atteindre une pareille altitude. Belles vues sur les monts d’Aubrac.

    Pause jusqu’à 13 heure dans bar à Aubrac. Commande coca et verre d’eau. Vais chercher un coin pour manger tranquillement, avant de repartir pour Saint-Chély qui se trouve à 7 km. Donc journée de repos globalement. Ai recroisé des gens d’hier, un couple de nantais, jeune par rapport à la moyenne d’âge. Légère fatigue et envi de faire une grosse sieste.
    Grosse sieste et départ.

    Pas de reprise du carnet donc manque deux jours que je vais reconstituer.

    Arrive à Saint-Chély d’Aubrac plutôt doucement. Rencontre des gens à la fontaine qui me dise qu’il reste une place au gîte d’étape. Décide donc de faire nuit luxe. Et dépense donc 10€ pour passer une vraie nuit dans un lit. Re-rencontre toutes les personnes que j’ai croisées depuis deux jours sur le chemin et donc discute bien avec tous. Toutes ces personnes étant parties en même temps du Puy mardi 6, se retrouvaient chaque soir aux même endroits. Je dors dans un dortoir pour cinq personnes avec Christian, Jacques
(à gauche), Patrice et Vincent (à doite). Ambiance générale du gîte très bonne. Décide de faire le trajet suivant avec Christian, Patrice et Vincent le lendemain jusqu’à Estaing. Donc prévoir de se lever tôt pour éviter la grosse chaleur. On se prépare une bonne journée de 32 km. Moral bon même très bon. Pense à autre chose. Discute bien. Petit tour dans village et pause au bar.

    Popotte classique, écriture des cartes, et dodo. Legé ronflement dans ma chambré, ai connu pire en refuge. Nuit fraiche.

    Petite vue de la salle de bain sur le village des toits de Saint-Chély.


    Lundi 12 juin. Saint-Chély d’Aubrac – Estaing, 36 km, 10 heures.

    Levé tôt 6 h. Nuit bonne malgré quelques ronflements. Petit déj’ rapide dans le gîte et rangement du sac tout aussi rapide. Décollage 7 heure. Étape très boisée dès le début. On quitte les grands plateaux pour descendre sur la vallée du Lot. Traverse de très belles forêts. Cette portion du chemin est d’ailleurs classée par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.







   On passe par Saint-Côme d’Olt. Ville médiévale sur le Lot. Très beau clocher flammé. Pause assez importante.










  Puis, Espalion où pause très importante. Visite l’Eglise de Perse datant du XI° siècle, me semble-t-il. Vincent, Patrice et moi nous posons beaucoup de question sur la suite de la journée qui doit nous amener à Estaing. Fatigue importante, et mal aux pieds. On à déjà parcouru 24 km. Il nous en reste 12. Christian a décidé de s’arrêter. Donc on continue. On espère pouvoir dormir à l’Hospitalité Saint Jacques.

   




    Finalement, on arrive douloureusement a atteindre Estaing. Vincent a payé cherement cette étape (à droite). le lendemain ce sera moi.



    Le château qui domine le Lot est magnifique (désolé je suis en plein contre jour mais on est arrivé tellement tard que je pouvais pas faire autrement).

    On visitera la ville demain matin avant de rejoindre Golinhac. Il est déjà 7h45 quand nous sommes reçus à l’hospitalité où nous sommes très bien accueillis juste le temps de visiter, de prendre une douche et on met les pieds sous la table en ayant manqué le bénédicité. Tout s’est déroulé comme dans un film. On est juste arrivé et on n’a rien eu a faire. Soupe, cake salé, vin, dessert. Parfait. Couché très tôt.





    Mardi 13 juin. Estaing – Golinhac, 14 km, 4 heures.

    Réveille à 7h00 pour assister aux laudes (prières du matin) de 7h15. Petit déj’ à 7h45. par rapport à hier soir beaucoup de gens n’était plus là à notre réveil. Ont du partir tôt pour éviter les grosses chaleurs. Bref, nous prenons notre temps. Visitons la ville. Et essayons de rentrer dans la cour du château de Valéry, mais il est en travaux donc les visites sont impossibles. Juste pour noter, il souhaite faire dans le château un centre d’archives de l’Union Européenne, enfin un truc dans ce goût-là, et donc la rénovation du château est en parti subventionné par l’Europe. On en conclura ce qu’on voudra.

    Bref, on commence à partir alors que nos compagnons de gîte, les suisses, les nantais, Jacques, Christian, et certains autres arrivent à Estaing.

    Ça sent la fin pour moi, donc légère baisse de moral et ça se ressent sur le physique. Légèrement désappointé de devoir les quitter comme ça mais… Les derniers kilomètres qui nous séparaient de Golinhac très difficile. On passe largement au-dessus du Lot après l’avoir suivi un long moment. Sous bois très sympa. Arrivé à Golinhac. Me douche dans le petit chalet que Patrice, Christian, et Vincent ont loué au camping pour la nuit. Jure un peu avec l’hospitalité du jour précédent.

    J’attends Mayon, Eva-Marianne, Antony et Maxime qui doivent me recupérer. Et voilà fin brutale de l’aventure.

    Conclusion.

    Bon ça va être super classique comme conclusion et donc très peu original. Je vais essayer de résumer les points positifs et négatifs, les erreurs, le moral, le physique…
    Alors physiquement comme vous l’aurez compris, le sac trop lourd a été douloureux et pour les épaules, surtout au début, et les pieds surtout à la fin. Les chaussures de raid, bien qu’ayant un bon amorti, ne sont pas assez rigides. Les jambes se sont très bien comportées.
    Moralement, parti la plus importante, dure au début et au milieu, les deux dernier jours parfaits. Le fait d’avoir trouvé des compagnons de marche doit y être pour beaucoup. Tous les gens que j’ai pu rencontrer sur le chemin, le soir dans les campings, encouragent et soutiennent, ce qui est très important quand on part seul. 
    Après j’en ai eu plein les yeux aux niveaux des paysages et de la diversité des contrées que j’ai traversées. Le souvenir que je garderai c’est surtout les plateaux de l’Aubrac. Ce n’est que luxe calme et volupté. Merci Baudelaire. Les villages et les bourgades étaient très beaux. Toutefois, je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour visiter.

    Sinon après au niveau de la réflexion, parce qu’il faut pas se voiler la face, qu’on soit chrétien, athée, ou plus agnostique (comme moi), on fait ça surtout pour prendre le temps de se poser, et de se poser des questions. C’est vraiment dans les moments d’intense solitude où on est plus apte à réfléchir. C’est le sens de cette marche que l’on peut appeler pèlerinage. C’est aussi voir ce qu’on est capable de faire, voir si on est aussi capable de le faire et de pousser. C’est physique, mais c’est donc surtout moral. C’est un peu difficile à exprimer et les livres le font mieux que moi. Mais il me semble que voir ses limites, c’est devenir tolérant avec soi-même. C’est chiant, je vous l’accorde. Verse limite dans le sectaire. C’est s’accepter et se comprendre, pour peut-être plus comprendre nos attentes, nos faiblesses , nos envies, nos négation, nos incompréhensions.
    Tout ça pour dire que ça fait beaucoup de bien, et qu’à la fin on a un bronzage sympa, mais qui fait un peu camionneur quand on se met torse nu.

    Bref j’ai hâte de repartir soit pour continuer le GR 65, soit pour faire le GR 20 qui traverse la Corse du Nord au Sud (mai juin l’année prochaine, j’espère), soit pour l’Islande l’été prochain (risque de mémoire malheureusement), ou alors simplement pour des week-ends et allé se perdre dans la montagne. Pour les week-ends si ça en intéresse certains, il faut demander.
     Je pense faire les sentiers cathares au mois de septembre avant de partir à Malte.

    Pour se qui est de l'article ça été super long a le taper, et à le mettre en page donc excusez moi pour les nombreuses fautes de grammaire, d'aurtograffe,... Pour les photos, ça commence à venir, c'est pas encore transcendental mais je commence à savoir manipuler le numérique. Et je n'ai fais aucune retouche.

    J’attends vos remarques, vos questions, vos commentaires,vos corrections…

Baptiste

"... Par un joli matin d'été
Quand le soleil vous chante au coeur
 Qu'elle est belle la liberté
La liberté."
Par Bande De Moules - Publié dans : Baptiste
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus