Le sentier cathare - 250 km - 9 jours
Bon ça fait un petit moment que je suis revenu mais il fallait bien que je publie un article de ce dernier petit french trotting qui conclut l'été 2006. J'ai tapé un article que je ne publierai pas parce que bien trop long, vous ne verrez donc qu'un résumé et quelques photographies commentées.
Tout commence quand sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, Patrice me parle du sentier cathare qu'il avait fait une année auparavant. De retour à Lyon je me procurai très rapidement le topo de ce sentier qui m'avait l'air, ma fois, fort sympathique. Comme d'habitude il rejoint de suite mon étagère entre les cartes IGN et les récits de voyages, sans que j'y touche un coup d'oeil. Travaillant pendant le mois de juillet et une bonne partie du mois d'aout je me réserve donc la dernière semaine du mois pour effectué ce charmant petit périple.
Le 24 aout au soir la veille du départ, j'ouvre enfin le topo pour savoir à quelle sauce j'allai être mangé le lendemain. Je dois faire la plus grosse étape du parcours dès la premirèe journée 29 km. En arrivant à 13h15 à Port la Nouvelle, l'après-midi risquait d'être longue.
Hasard (forcé) du calendrier, je pars le même jour que Mélanie qui elle rejoint Barcelone. Elle m'acompagne donc jusqu'à Port la Nouvelle. Et dans des adieux brefs et intenses, dans un TER minable, nous nous disons à plus tard, soit à la Toussaint, soit en février, ou alors soit à dans un bébé.
Vendredi 25 août 2006, entre valence et Montpellier, 10h.
La belle Mélanie que je quitte avec beaucoup de regrets. J'espère qu'elle a versé sa petite larme quand je l'ai laissé.
C'est parti, allé c'est 13 h et j'ai 28 km a parcourir
Alors petite image du plateau au dessus de Port-la-Nouvelle, cité côtière très moche. la région est concidéré comme la deuxième région la plus venté de France et je confirme, la tramontane ça décoiffe.
Samedi 26 août 2006, hôtel de Tuchan, 19h30.
Bon alors là c'est le matin de mon deuxième jour au sommet d'une colline, belle vue à 360°, on change de paysage pour passer des corbières désertiques aux corbières viticolles. On voit des vignes au fond. J'ai rencontré deux suisses ce matin avec qui je fais l'étape. et j'ai aussi passé une très mauvaise nuit au camping.
Le deuxième chateau que je croise perdu au milieu des vignes.
Dimanche 27 août 2006, gîte de Duhilac-sous-Peyrpertuse, 17h.
Le magnifique chateau de Quéribus. Etape solitaire, je retrouverai les suisses au gîte de Duhilac. On sort lentement des Corbières pour rentrer tout aussi lentement dans les pré-pyrénés.
A droite, c'est le village de Cucugnan rendu célèbre par son abbé qu'Alphonse Daudet a inscrit dans la légende dans ces lettres de mon moulin. Si je me trompe merci de me le faire savoir, je ne suis pas expert de Daudet.
Mardi 29 août 2006, Maison de la nature et de la randonnée de Bugarach, 7h31.
Petit levé de soleil sur les toits de Duhilac, photo prise au gîte. Aujourd'hui je double une étape et me sépare donc définitivement de Pierre et Marion, mes deux chtis.
A droite le chateau de Peyrepertuse à flan de falaise.
Petit coin de paradis au bord de l'Agly, pause baignade, pause déjeuné et sieste. Et des tas de spit dans des belles dalles calcaires, ça donne envi.
Le chemin commence vraiment a être raide, c'est pas un mal.
Dernière petite pause au col, en dessous du puesch de Bugarach. J'ai vu la mer de super super loin. Il ne me reste plus grand chose avant d'arriver à la fin de cette étape de 32 km qui restera longue et douloureuse. A mon retour je suis allé chez le médecin parce qu'une douleur pernitieise c'était révélé dans ma cheville. Diagnostique : inflammation de la boule de graisse qui se trouve entre l'os qui forme le talon et le tendon d'achille et qui permet de graisser l'action de ce dernier sur le premier. je le sens encore un peu mais ça devrait disparaitre.
Mercredi 30 août 2006, quelque part dans la campagne, 18h.
Oulala!!! Je viens de tout là bas au fond c'est foufoufou. Dormi a la belle dans le camping a Bugarach où j'ai pris la pluie. je ne rencontre toujours personne.
Je n'ai pas pu m'empecher skate park de quillan qui doit être utilisé une fois l'an mais qui reste pas mal pour la taille du bled. Nuit au camping dans la salle télé parce qu'il s'est mis a pleuvoir.
Chateau de Puyvert, alors ce chateau est loin d'être cathare, il a été construit entre le moyen-âge et la renaissance, sur les restes d'un chateau datant de l'époque cathare. A préciser aussi, la dénomination de chateaux cathares est à utilisé avec des pincettes, ce n'étais pas les chateaux qui étaient cathares, leur propriétaires, des nobles accueillaient des cathares. C'est l'Eglise qui a concidéré les cathares et tous ceux qui les aidaient comme hérétiques. Aussi, c'est à cette époque que la première croisade a été lancé pas contre les sarazins mais bien contre d'autres catholique, et c'est aussi à ce moment qu'est né la Sainte Inquisition qui sévira très durement en espagne et au portugal (cf.Candide)
Jeudi 31 Août 2006, 2 km avant Comus dans la montagne, col de la Gargante, 1300 m, le soir.

Bon allé un petit autoportrait, après une nuit passé dans un champs. Chateau de Puyvert au fond qui se découpe dans l'azur matinal. Nuit très fraiche au demeurant.
Là, j'aborde mon étape bucholique et très forestière. Non ce n'est pas un chrocus parce que les chrocus poussent au printemps c'est un ... . En desous un très très beau chardon bleu. Je suis enfin en montagne, je croiserai aussi des gentianes, de belles fougères,...
Petite photo impromptue, c'est les couleur du sentier que certains escargots à rayures apprécis, sur le plateau du pays d'olmes.
Ouai une fourmillère géante, où des lilliputiens ont voulu me balancer pour que je me fasse bouffer, mais après quelques négociations dans un dialecte des plus complexes, j'ai réussi à moneyer ma libération contre une platée de begels super trop épissée que je leur ai cédé volontier.
Après les lilliputiens, je rencontre le peuple libre des chevaux que les elfes montent. Je n'ai pas malheureusement rencontré l'étalon blanc qui est leur chef et que l'on nomme Lame. Mais peut-être que lui m'a vu. Je n'ai heureusement cette fois-ci pas eu besoin de faire des salamalek pour passer.
Le castel de Montségur. L'ultime bataille où 200 âmes ont été livrées aux flammes pour hérésie. Tout le clergé cathare a été détruit dans se grand buché. Par la suite, le catharisme a subsisté dans quelques pays des Balkans.
Les fabuleuses gorges de la Frau où je passerai demain matin si tout va bien. Cette nuit ce sera en lisière de forêt, le refuge de l'ONF étant fermé. Je dormirai une fois de plsu tout seul. La solitude pèse vraiment ce qui me fait avancer plus vite.
Vendredi 1 Septembre 2006, Gîte d'étape de Roquefixade, 760 m.

Après une petite nuit en montagne où aucun ogre, aucun troll, aucun barbare, aucun elfe, aucun loup funeste ... ne s'est présenté je me retrouve au col du boum charmant petit col herbeux au dessus de Comus.
Là je rejoints le chemin transfrontalliers des Bonhommes que je fairai une de ses années futures, j'espère.
Je rentre dans les gorges c'est vraiment super impressionnant, des dalles mais des dalles. Oh mes ailleux!!! Allé pour le plaisir des yeux, je sais que ça en tentera certains.
Je tourne autour de Montségur, passe juste en
dessous sur le col et continue a le voir de très loin.
Samedi 2 Septembre 2006, quelque part dans le train entre Toulouse et Montpellier, 17h43.

Gîte de Roquefixade où j'ai passé la nuit, j'ai rencontré un vététiste espagnol avec qui j'ai plutôt bien parlé dans un mélange franco-hispano-anglais. Il m'a raconté le chemin des Bonhommes en TT en partant de Berga en Espagne et moi le mien à pieds. Echange très sympa et qui me fait oublier la solitudedes jours passés. A roquefixade on trouve encore une fois des super belles dalles qui font vraiment envi. il faudra revenir avec les facochères.
Mise en scène rapide, autoportrait de dos se qui s'appele donc un autodostrait dans la traversée de la forêt royale s'étendant entre Roquefixade et Foix. Traversée très brumeuse.
Dernière pause, dernières inquiétudes, derniers efforts, derniers regrets, dernières barres de céréales, et putain qu'est ce que c'est bon d'arriver. J'entends raisonner au loin (enfin, dans mon esprit schyzophrénique et complètement ravagé après avoir avalé quelques pillules de Substance mort), ride of the valkyries. J'entre enfin au Valhala, les dieux vont m'acceuillir et je vais enfin pouvoir gouter au plaisir de l'immortalité. Bon voilà, en fait je suis tout simplement arrivé a Foix en conquérant.
Dernière petite photo avant d'aller prendre mon train qui doit me ramener sur mes terres.
Allé je me livre pour la conclusion, petite reproduction de mon carnet de route.
C'est fini je suis sur le retour. Comme j'ai l'habitude de dire : «
Une aventure de plus qui se termine. » Mais une nouvelle commence. Une sorte de retour à la vie civile où je ne suis plus seul au monde, où je dois me réadapter à vivre en communauté et c'est bien là un problème majeur. Voyager seul c'est formateur, on apprend beaucoup, on rencontre, mais on vit seul et on s'écoute peut-être un peu trop on est attentif à soit, à ce qu'on voit, à ce qu'on fait, à ce qu'on endure. Mais on ne fait attention qu'à soit. C'est finalement compliqué de revenir à une vie normale après nuef jours de pseudo solitude qui ont été difficile pour moi tant au niveau moral qu'au niveau physique.
Mais heureux de rentrer pour préparer un nouveau départ. Revenir pour mieux repartir et surement encore plus. Là est une maladie incurable qui donne une fièvre qui fait des ravages. Au long du chemin je me suis demandé plusieurs fois si je ne devais pas rentrer. Dès le début avec Mélanie dans le train, j'étais tenté de ne pas m'arrêter à Port-la-Nouvelle et de continuer jusqu'à Barcelone, solution de facilité, ne pas avoir envie de se retrouver seul. Hier soir à table avec l'espagnol je lui ai parlé de ce malaise continuel, il a ressenti la même chose. Sentiment terrible du marcheur, et moi c'était que neuf jours, alors plus??? On peut donc se poser beaucoup de question ; étrange dualité qui vous dit qu'il faut arrêté et qui vous pousse à continuer tant que l'on peut. Y voir l'esprit du malin, peut-être.
Le dernier sentiment qui semble le plus fort c'est celui d'arriver en conquérant à la fin du périple, de regarde la ville où l'on arrive avec une joix intense de finir quelque chose d'important, mais aussi une tristesse que de le finir.
Sur la dernière étape de 18 km, j'air rencontré un écossais, une landaise, un bossois, et une toulousaine. J'ai fait le trajet Foix-Toulouse dans le TER avec les trois derniers. Même sentiment. Mais nouvelle étrangeté, notre rencontre fut des plus courte, et nous avons échangé plus que l'on peut échanger avec des personnes que l'on voit tous les jours. De même avec l'espagnol, nous parlant dans un mélange de Franco-hispano-anglais, nous avons comparer nos deux périples, lui le chemin des bonhommes en TT et moi le sentier cathare à pieds, échanges de photos, d'idées. C'est se qui m'a manqué pour faire durer le périple plus longtemps, les rencontre du soir.
Neuf jours, au delà de l'exploit sportif (je me suis fait traiter de « tonto » par le patron du gîte) c'est peu mais c'est surtout parce que finalement j'étais seul et que je voulais abolir cette solitude, rentrer chez moi, pouvoir voir les gens que je peux voir avant ce nouveau départ pour cette petite île perdue au milieu de la méditerranée, que l'on nomme Malte.
Bon voilà, j'espère que ça vous a plus. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Et j'espère aussi avoir un reflex ça serait pas un mal. Il va falloir encore forrer comme un taré.
Baptiste.
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