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Baptiste

Lundi 5 juin 2006
« La Terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent».
Vieux proverbe indien repris sous une autre forme
par Antoine de Saint-Exupéry et tant d'autres.



    Bon voilà une phrase comme une autre, mais juste pour dire que bien que n’inaugurant pas les départs (Mélanie est au Maroc), j’inaugure le blog avec ce premier retour à la terre après un an éprouvant de déchéance et de dépravation à Lyon. Je ne vais pas bien loin, mais je vais enfin pouvoir affronter les sentiers, et la dure réalité des souffrances physiques et morales. Retourné fouler et tanner du pieds la Terre nourricière. C’est beau !!! Je pars donc pour me faire la traverser du Massif Central Sud, en partant du Puy-en-Velay mercredi matin (7 juin), et en arrivant à Cahors vendredi soir de la semaine suivante (16 juin). J’ai donc 10 jours pour parcourir 340 kilomètres, ce qui est largement faisable a raison donc de 34 km par jour, soit 8 heures de marche, soit une vitesse moyenne de 4.25 km/h. C'est super mathématique, je sais. Ces objectifs, il me semble, ne sont pas surestimés. Et comme d’habitude, je vais partir comme un gros bourrin les trois premiers jours et  je vais finir sur les rotules, c’est pour ça que je me fixe des objectifs peu conséquents, mais ça va être coquasse.
     Je pars avec un sac à dos que je chargerai un minimum. Le GR 65 que je vais suivre est le GR des pèlerins qui vont vers St Jacques de Compostelle. Loin de verser dans le mystique et le sectarisme, je ne le fais pas pour la foi, que je n’ai pas, mais pour moi. Je passerai par des bleds et je pourrai m’acheter du saucisson, du fromage, du picrate…et je ramènerai du vin de Cahors aux gens que je rejoindrai à Arès. Et j’essayerai surtout de remettre toutes les brebis galleuses qui ce sont réfugiées sous l’aile de la religion et de ses ignominies, dans le droit chemin de l’humanisme. Je vais me faire lapider.
     De nombreuses personnes vont dire que c’est débile et vain, mais je vous rétorquerai que des mecs traversent l’Atlantique à la rame et en solitaire.
   Je taperai mon rapport au retour. Et je mettrai les photos des magnifiques Églises que je rencontrerai.
   J’attends vos commentaires et vos remarques, mais soyez rapide parce que mardi soir c’est terminé.
                                          Baptiste.

    
PS : voilà une petite photo de moi et de tout mon bordel, il ne reste plus qu'à tout mettre dans le sac. Vous pourrez noter le sponsor (c'est très important que je le mentionne). L'autre jour je rencontre le représentant de la marque que je ne citerai pas, mais que vous pouvez devinez allègrement, et il me dit : "Écoute Baptiste, on veut bien que tu fasses ce foot trip mais à une condition que sur toutes les photos tu dois porter notre marque." Il faut que je fasse hyper gaffe du coup. Mais je me permettrai quelques impaires... que si il pleut... bon la blague vaut se qu'elle vaut.



Par Baptiste
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Samedi 24 juin 2006

"Heureux qui comme Ulysse..."


    Le retour.

    C’est terminé. Je suis revenu à la civilisation et suis sorti du fin fond du massif central.
   Je vais retranscrire et compléter mon carnet de route. Je vais faire le récit de mon parcours jour par jour. Ensuite je parlerai plus en général de cette expérience au combien intéressante.
   Comme vous le savez tous je n’ai pas réussi ce que je voulais faire au départ bien évidemment. En fait avec un sac comme j’avais, les chaussures de raid, le manque d’entrainement, la fatigue accumulée pendant les deux semaines précédentes, je pouvais difficilement réussir à faire les 340 km que j’escomptais faire en dix jours. Finalement j’aurais parcouru 180 km en 7 jours. Soit le trajet Le Puy - Golinhac, charmante petite bourgade de l’Aveyron surplombant le Lot.


    Carnet de voyage.

    Mercredi 7 juin 2006. Lyon - Le Puy - Saint Privas d’Allier, 23,9 km, 6 heures.

    Levé à 7 heure, après une courte nuit chez Eva, petits bisous à Marion et Eva-Marianne, plus bisous sur l’épaule de Maxime qui dors comme une marmotte, et départ pour la gare. Douleur au genou assez intense, rappelle des randos de l’année dernière que je faisais avec une genouillère et du snow de Chamonix. Grosse inquiétude dès le départ et moral très bas sur le quai de la gare, je verse même une petite larme.

    9 h 30 dans le train, douleur atténuée. Plus que trois quarts d’heure avant de prendre le petit déjeuné que je ne prendrais pas.

    Arrive au Puy-en-Velay, cherche à rejoindre la cathédrale Notre-Dame. Monte sévère pour rejoindre la cathédrale. Départ très optimiste, moral remonté. Petite photo sur le parvis avant de descendre les marches, 134 en tout, et premier pas vers St Jacques. Rencontre les premiers pèlerins rapidement. Traverse la campagne tranquillement. Etape de 23 km 9, parcouru en 6 heures.

    Arrivée à Saint Privas d’Allier, moral très bas, voire très très bas. Tous les objectifs sont  rapidement revus à la baisse. Mais reprend espoir et un peu de courage après une bonne douche au camping municipal et un thé. Je pensais m’apercevoir au moins au bout de 4 jours si c’était possible ou non, mais je suis très vite revenu à la triste réalité. Je continue donc et m’arrêterai au bout de 7 jours. Je suivrai le guide et ces étapes et je devrai donc arriver à Espalion mardi où je serai récupéré par Marion, Eva-Marianne, Maxime et Antony. Donc déception mais relativisons. Erreurs nombreuses et multiples que nous verrons dans la conclusion.

    Sinon l’étape un peu tristounette trop agricole a mon goût, et je regrette les Alpes. Demain j’ai normalement une étapes plus montagne.

    Moral remonté après la popotte hyophilisée. Camping à la belle. Merci néro pour le sur-sac. Hâte d’être demain pour voir ce que je vais donner.

    J’ai discuté avec deux suisses allemands en anglais, s’il vous plait, qui faisaient le chemin entier en partant du lac de Constance et qui marchaient donc depuis 5 semaines. Ils comptaient le faire en 3 mois. Et ils avaient un sacré mental parce qu’ils boitillaient beaucoup. Et j’ai parlé à une assistance technique ( un monsieur en camping car) qui accompagnait sa femme et deux de leurs amis.

    Jeudi 8 juin. Saint Privas d’Allier - Le Falzet, 29,2 km, 8 heures.


    Levé ce matin à 6 h 30, 6° froid. Je commence lentement à replier le bazar puis départ à 8 heures après avoir payé le camping 2€50. Longue marche de 2 heures en descente avant première pause d’une demi heure à Monistrol d’Allier. Ai rencontré un groupe de quatre Suisses entre temps. Puis redémarrage par une grande remontée. Change de la plaine d’hier les choses sérieuses commencent, et heureusement. Petite pause téléphone à moman. Arrive à Sauges qui est normalement une des halte dans le manuel. Mais je ne m’y arrêterai que deux heures pour repartir prendre de l’avance pour le lendemain pour une étape qui promettait d’être longue. Pensais faire encore deux heures de marche. Une petite inquiétude quand même avec les quelques nuages qui se profilent à l’horizon. Si pluie risque de passer un long moment d’intense solitude et moral bas, très bas. Espère trouver endroit couvert pour la nuit.

    Départ 15 heure du café de Sauges et arrêt au petit casino.

    Pendant pause de midi ai discuté, enfin une dame a fais un monologue avec moi comme spectateur, sur la place de l’Eglise. Elle m’a d’ailleurs veillé pendant que je faisais ma sieste. Elle avait besoin de parler à une personne étrangère à son village.

    A votre droite la collégiale Saint-Médard avec un magnifique clocher octogonal sur porche à Saugues.

    Campement-bivouac pour la nuit, vers le Falzet, 18 h 52. Chose promise chose due, il s’est mis à pleuvoir. Je pensais m’arrêter pas très loin de Saugues, mais finalement ai continué à cause de la pluie se qui fait que je suis arrivé à un gite mais qui était malheureusement complet. J’ai donc continué un peu plus loin. Et me suis posé dans la campagne dans un champs à 50 m du sentier. Entre temps il s’est arrêté de pleuvoir. Et j’ai donc pas mal avancé. Marché 4 heures ce matin et 3 heures cette après-midi. Donc 30 kilomètres. Satisfaisant et encourageant pour la suite.

    Le moral est bon. Deux ampoules sont apparues sous le pied droit. Le dos tire un peu. Grosse rougeur sur les clavicules du au sac surement trop chargé. Préparation popotte. Petit vent frais. Couché de soleil au dessus de la foret. Nuit promet d’être fraiche et peut être mouvementé. Horizon nord-est est bouché par les nuages et léger vent.






    Vendredi 9 juin. Le Falzet - Aumont-Aubrac, 37 km, 9 heures.

    Levé avec le soleil à 6h, 6° comme le jour d’avant. Reste dans le sac de couchage jusqu’à 7h15, puis mouvement. Petit déj’ classique, moral bon, nuit bonne, sol un peu raide mais on fait avec ce qu’on a. Sur le chemin les premiers pèlerins. Finis de plier le campement et départ change de paysage. Les champs sont remplacés par des pâtures. Relief de plus en plus important et donc devient vraiment de plus en plus intéressant.

    Arrivée au col de l’Hospitalet 1304 m. Une demi heure de pause, ampoule de plus en plus importante (ci-dessous).
   
    Fais mal dès qu’on redémarre, redescente du col vers Saint Alban sur Limagnole. Bonne redescente longue et boisée. Mal aux épaules toujours, jambes bien, moral bon. Arrêt pour deux heures à Saint Alban sur Limagnole. Pause coca. Et redémarrage à 3h. Espère marcher encore deux heures voir pousser jusqu’à trois pour atteindre Aumont Aubrac à 15 km. Déjà 20 km de parcouru dans la matinée.

    Ai changé de département au col. Suis passé de Haute--Loire en Lozère.

    Aumont-Aubrac. Ai finalement poussé jusqu’à Aumont. Donc journée de 35 km + 2 km pour trouver le camping. Suis très fatigué. Temps clair et lune magnifique alors qu’il ne fait pas encore nuit. Douche très agréable. Jambes toujours bonnes. Eu François et Maman au téléphone. Moral baisse un peu du à la fatigue sans doute. Demain prépare une journée tranquille 26 km normalement. Ai parlé a pas mal de monde. Rencontre des gens au camping qui m’encouragent pour la suite des évènements. Je suis passé en plein territoire de la bête. Fatigue, bayements et à demain pour de nouvelles aventures.

        Samedi 10 juin. Aumont-Aubrac – Nasbinals, 27,3 km, 7 heures.

    Levé 7 heure. Réveille long. 2 heures pour me préparer. Les pieds me font très mal, surtout le droit avec mes deux ampoules. Sort du camping que je ne paye pas, donc fait une économie de 5€. Départ à 9 h 15. Début très rude. Démarche d’automate. Deux premières heures de marche difficile. Moral relativement bas.


    Arrive sur les plateaux de l’Aubrac. Je préfère ne rien dire. Enfin seulement que tout ce que j’ai fait avant, vaut largement les quelques kilomètres de ce plateau.
Déserts à perte de vue. Clôtures, enclos, herbe, herbe, valons, silence, seul… J’aime. Change des montagnes. Passe le roc des loups (1245 m). De tout ce séjour c’est se que j’ai préféré et que je garderai en meilleur souvenir. Rencontre une bretonne très calme et silencieuse. Croise un couple et un prêtre.









    Bon j’arrive à Nasbinals fatigué et pieds très entamés. Plus aussi mal que ça aux clavicules. Ai mangé. Passé coup de fil. Moral bon. Étape de 27 km longue. Heureux d’arriver et de se poser pour la nuit dans le camping. Complication avec une des ampoules, sang commence à apparaître dans l’ampoule entre les orteils. Pose quelques questions. Reste plus que deux jours. Peut-être trois. 15 puis sûrement 23 km. Moral bon.

    Plus de petit écolier, passe au Prince pour le thé du soir.

    Discute avec personne. Un peu tristounet, surtout dans un camping bien rempli.

    Dimanche 11 juin. Nasbinals – Saint-Chély d’Aubrac, 16 km, 4 heures.

    Décollé à 9 heure du camping. Petit déjeuné tranquilou. Discute avec un allemand qui avait déjà fait une grosse partie du chemin. Et qui m’a conseillé là où il fallait s’arrêter pour bouffer. Nuit déplorable, peu dormi et maux de tête. 8°. Lune splendide. Démarrage difficile puis mise en marche. Dans les cotes, accélérations intenses. Arrive au point culminant de tout le parcours 1368 m. Ce qui est peu mais beaucoup pour le chemin. Il faudra attendre les Pyrénées pour atteindre une pareille altitude. Belles vues sur les monts d’Aubrac.

    Pause jusqu’à 13 heure dans bar à Aubrac. Commande coca et verre d’eau. Vais chercher un coin pour manger tranquillement, avant de repartir pour Saint-Chély qui se trouve à 7 km. Donc journée de repos globalement. Ai recroisé des gens d’hier, un couple de nantais, jeune par rapport à la moyenne d’âge. Légère fatigue et envi de faire une grosse sieste.
    Grosse sieste et départ.

    Pas de reprise du carnet donc manque deux jours que je vais reconstituer.

    Arrive à Saint-Chély d’Aubrac plutôt doucement. Rencontre des gens à la fontaine qui me dise qu’il reste une place au gîte d’étape. Décide donc de faire nuit luxe. Et dépense donc 10€ pour passer une vraie nuit dans un lit. Re-rencontre toutes les personnes que j’ai croisées depuis deux jours sur le chemin et donc discute bien avec tous. Toutes ces personnes étant parties en même temps du Puy mardi 6, se retrouvaient chaque soir aux même endroits. Je dors dans un dortoir pour cinq personnes avec Christian, Jacques
(à gauche), Patrice et Vincent (à doite). Ambiance générale du gîte très bonne. Décide de faire le trajet suivant avec Christian, Patrice et Vincent le lendemain jusqu’à Estaing. Donc prévoir de se lever tôt pour éviter la grosse chaleur. On se prépare une bonne journée de 32 km. Moral bon même très bon. Pense à autre chose. Discute bien. Petit tour dans village et pause au bar.

    Popotte classique, écriture des cartes, et dodo. Legé ronflement dans ma chambré, ai connu pire en refuge. Nuit fraiche.

    Petite vue de la salle de bain sur le village des toits de Saint-Chély.


    Lundi 12 juin. Saint-Chély d’Aubrac – Estaing, 36 km, 10 heures.

    Levé tôt 6 h. Nuit bonne malgré quelques ronflements. Petit déj’ rapide dans le gîte et rangement du sac tout aussi rapide. Décollage 7 heure. Étape très boisée dès le début. On quitte les grands plateaux pour descendre sur la vallée du Lot. Traverse de très belles forêts. Cette portion du chemin est d’ailleurs classée par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.







   On passe par Saint-Côme d’Olt. Ville médiévale sur le Lot. Très beau clocher flammé. Pause assez importante.










  Puis, Espalion où pause très importante. Visite l’Eglise de Perse datant du XI° siècle, me semble-t-il. Vincent, Patrice et moi nous posons beaucoup de question sur la suite de la journée qui doit nous amener à Estaing. Fatigue importante, et mal aux pieds. On à déjà parcouru 24 km. Il nous en reste 12. Christian a décidé de s’arrêter. Donc on continue. On espère pouvoir dormir à l’Hospitalité Saint Jacques.

   




    Finalement, on arrive douloureusement a atteindre Estaing. Vincent a payé cherement cette étape (à droite). le lendemain ce sera moi.



    Le château qui domine le Lot est magnifique (désolé je suis en plein contre jour mais on est arrivé tellement tard que je pouvais pas faire autrement).

    On visitera la ville demain matin avant de rejoindre Golinhac. Il est déjà 7h45 quand nous sommes reçus à l’hospitalité où nous sommes très bien accueillis juste le temps de visiter, de prendre une douche et on met les pieds sous la table en ayant manqué le bénédicité. Tout s’est déroulé comme dans un film. On est juste arrivé et on n’a rien eu a faire. Soupe, cake salé, vin, dessert. Parfait. Couché très tôt.





    Mardi 13 juin. Estaing – Golinhac, 14 km, 4 heures.

    Réveille à 7h00 pour assister aux laudes (prières du matin) de 7h15. Petit déj’ à 7h45. par rapport à hier soir beaucoup de gens n’était plus là à notre réveil. Ont du partir tôt pour éviter les grosses chaleurs. Bref, nous prenons notre temps. Visitons la ville. Et essayons de rentrer dans la cour du château de Valéry, mais il est en travaux donc les visites sont impossibles. Juste pour noter, il souhaite faire dans le château un centre d’archives de l’Union Européenne, enfin un truc dans ce goût-là, et donc la rénovation du château est en parti subventionné par l’Europe. On en conclura ce qu’on voudra.

    Bref, on commence à partir alors que nos compagnons de gîte, les suisses, les nantais, Jacques, Christian, et certains autres arrivent à Estaing.

    Ça sent la fin pour moi, donc légère baisse de moral et ça se ressent sur le physique. Légèrement désappointé de devoir les quitter comme ça mais… Les derniers kilomètres qui nous séparaient de Golinhac très difficile. On passe largement au-dessus du Lot après l’avoir suivi un long moment. Sous bois très sympa. Arrivé à Golinhac. Me douche dans le petit chalet que Patrice, Christian, et Vincent ont loué au camping pour la nuit. Jure un peu avec l’hospitalité du jour précédent.

    J’attends Mayon, Eva-Marianne, Antony et Maxime qui doivent me recupérer. Et voilà fin brutale de l’aventure.

    Conclusion.

    Bon ça va être super classique comme conclusion et donc très peu original. Je vais essayer de résumer les points positifs et négatifs, les erreurs, le moral, le physique…
    Alors physiquement comme vous l’aurez compris, le sac trop lourd a été douloureux et pour les épaules, surtout au début, et les pieds surtout à la fin. Les chaussures de raid, bien qu’ayant un bon amorti, ne sont pas assez rigides. Les jambes se sont très bien comportées.
    Moralement, parti la plus importante, dure au début et au milieu, les deux dernier jours parfaits. Le fait d’avoir trouvé des compagnons de marche doit y être pour beaucoup. Tous les gens que j’ai pu rencontrer sur le chemin, le soir dans les campings, encouragent et soutiennent, ce qui est très important quand on part seul. 
    Après j’en ai eu plein les yeux aux niveaux des paysages et de la diversité des contrées que j’ai traversées. Le souvenir que je garderai c’est surtout les plateaux de l’Aubrac. Ce n’est que luxe calme et volupté. Merci Baudelaire. Les villages et les bourgades étaient très beaux. Toutefois, je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour visiter.

    Sinon après au niveau de la réflexion, parce qu’il faut pas se voiler la face, qu’on soit chrétien, athée, ou plus agnostique (comme moi), on fait ça surtout pour prendre le temps de se poser, et de se poser des questions. C’est vraiment dans les moments d’intense solitude où on est plus apte à réfléchir. C’est le sens de cette marche que l’on peut appeler pèlerinage. C’est aussi voir ce qu’on est capable de faire, voir si on est aussi capable de le faire et de pousser. C’est physique, mais c’est donc surtout moral. C’est un peu difficile à exprimer et les livres le font mieux que moi. Mais il me semble que voir ses limites, c’est devenir tolérant avec soi-même. C’est chiant, je vous l’accorde. Verse limite dans le sectaire. C’est s’accepter et se comprendre, pour peut-être plus comprendre nos attentes, nos faiblesses , nos envies, nos négation, nos incompréhensions.
    Tout ça pour dire que ça fait beaucoup de bien, et qu’à la fin on a un bronzage sympa, mais qui fait un peu camionneur quand on se met torse nu.

    Bref j’ai hâte de repartir soit pour continuer le GR 65, soit pour faire le GR 20 qui traverse la Corse du Nord au Sud (mai juin l’année prochaine, j’espère), soit pour l’Islande l’été prochain (risque de mémoire malheureusement), ou alors simplement pour des week-ends et allé se perdre dans la montagne. Pour les week-ends si ça en intéresse certains, il faut demander.
     Je pense faire les sentiers cathares au mois de septembre avant de partir à Malte.

    Pour se qui est de l'article ça été super long a le taper, et à le mettre en page donc excusez moi pour les nombreuses fautes de grammaire, d'aurtograffe,... Pour les photos, ça commence à venir, c'est pas encore transcendental mais je commence à savoir manipuler le numérique. Et je n'ai fais aucune retouche.

    J’attends vos remarques, vos questions, vos commentaires,vos corrections…

Baptiste

"... Par un joli matin d'été
Quand le soleil vous chante au coeur
 Qu'elle est belle la liberté
La liberté."
Par Bande De Moules
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Samedi 15 juillet 2006
Bicycles d'opinion

      Le week-end dernier ( 8 juillet), je me suis adonné à un de mes sports favoris : la descente. Bon bien sur la chance c'est qu'il ya pas de montée, par contre ethiquement c'est plus problèmatique, parce  qu'on monte en télécabine. Bref c'est pas super écologique. Mais on se fait plaisir, un truc de malade.    
    






    Donc là comme vous l'aurez devinez c'est moi avec ma magnifique monture juste avant le départ. Oui je fais vachement carré et alors. je vous rappele que je bosse dans le BTP. Bon d'accord j'avais mon armure.






         Je suis parti avec deux de mes accolytes fous du guidon, Aurélien et Antoine, des copains du lycée. On a pieuté à Albertville le vendredi soir à l'hotel. Oui, oui, oui, on se refuse rien. C'était un formule 1. La pression montant, le sommeil était difficile à trouvé. C'était un peu comme  si on montait au front. Dans les risques, bien qu'il y en ai beaucoup, rien a voir.
         Bref le lendemain matin on se lève, et c'est parti pour Brides les Bains pour être dans les remonté vers 9 heure.
       Chaud du goulot !!! 20 km de descente pure nous attendent.

        Dans l'ordre de gauche à droite Aurélien, moi et Antoine. Photo prise dans une télécabine. Première remontée.

     
       Alors première descente s'entame, moi qui part en premier des trois. Parce que pour Aurélien : "
Quand le batou part en premier, ça met du piment." C'est sur l'année dernière à l'Alpes d'Huez, quand cet énergumène avait décider de me doubler, on a tous les deux fini les quatre fers en l'air, les coudes en sang. Assez chaud je pars rapidement je double des gens puis petit problème de déraillement obligé de m'arrêter  dans une relance. Les deux zigotos en profitent pour me doubler. Et très rapidement je me trouve loin derrière. En attendant le chrono tourne. Je double d'autres types dans la parti roulante. Puis après on attaque la descente dans les bois et là c'est bien technique et bien glissant avec toute la boue. Finalement pas très loin de la fin je crève et là tu peux dire au revoir au chrono. Sans pompe, j'attends un biker pour me dépanner. Il arrive et je perd facilement un quart d'heure.
        Bon je suis classé quand même. Mais pas dans la meilleure moitier. Donc au classement dans l 'ordre et sur 470 participants, ça donne :
- Antoine  place 68  en  33,26 minutes avec un écart de 5, 44 avec le premier.
- Aurélien place 82 en 34,05 min avec un écart de 6,23.
- Baptiste place 255 en 52,37 min avec un écart de 24,55.
     Voilà faute à pas de chance et sur une crevaison je me retrouve loin dans le classement alors que j'aurau pu au moins être dans les 150 premiers. J'aurai surement pas dépasser Canzi et Aurélien mais quand même pour l'égo...

       Au dessus moi après la deuxième descente, visiblement fatigué.


Anoine scutant la feuille de résultat à gauche.








Aurélien après avoir lavé son vélo à droite.

      

        Bref journée fort sympatique malgré les petits aléas mécaniques.

    Vivement que mon vélo soit réparer. Au programme changement de selle cassée, changment de pneu lisse, changement de chaine complètement tordu, la note va être salée.
        La prochaine ça sera soit à Saint Pierre, soit au Deux Alpes.

        Baptiste.
Par Bande De Moules
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Samedi 5 août 2006
Croix de Belledonne - 2926 m.

   C’est une question qu’on peut se poser rituellement chaque vendredi soir. Du coup, le temps d’appeler quelques copains pour savoir si ils sont dans le coin, de leur demander si ils sont motiver pour aller faire une rando, et normalement tu sais.
   Avec la petite sœur, et un copain du lycée François D., réveil à 4h30 dimanche matin, départ à 5h15, pour la croix de Belledone qui domine le massif du même nom à une altitude de 2926 m.

    Arrivé au parking les quatres chemins à 6h30, altitude de 1283 m . Le temps de prendre la petite photo de départ classique, et c'est parti (6h45) . Vous vous en douterez dans l'ordre de gauche à droite : François, Baptiste, et Eugénie.
      Début de la montée en sous bois. Arrivé au deuxième parking, où beaucoup de voitures stationnent déjà. On partira plus tôt la prochaine fois, pour ne voir personne.

     On émerge de la forêt. Le soleil n'est pas encore passé au dessus des montagnes.
On distingue la retenue d'eau du lac du crozet au dessus de nos tête. Arrivée au lac (1974 m), petite pause rapide(à gauche), avant d'aller vers le col du Pra  (2186 m). Au col on domine le lac du crozet, et le refuge de la pra et le lac Claret, où nous ne passerons pas, qui se trouve de l'autre côté du col. On distingue le sommet des remontées mécaniques de Chamrousse. Nous quittons le GR 549 A, pour obliquer plein Est en direction de deux autres lacs et de la la croix de Belledone.

     Enfin le soleil nous réchauffe. La pente est plus beuacoup plus raide. arrivée au lac du petit Domènon (2380 m), poursuite dans un vallon vers le lac du grand Domènon (2385 m). Premières névées apparaissent.  Poursuite  vers le sommet 600 m plus haut.  Montée de plus en plus rude dans la rocaille.
Nous traversons la névée de la gande pente qui est toute petite par rapport à la carte (non, non, la planète ne se réchauffe pas). Nous passons le col des rochers rouges (à votre droite vu du col au fond du vallon les lacs du petit et du grand Domènons, et le Pic du grand Domènon (2802m) à gauche), puis le col de Belledonne, enfin nous voyons notre but qui s'élance que dessus de nos têtes. Ca commence à devenir l'autoroute vers le sommet. Il faudra vraiment partir plus tôt la prochaine fois. fatigue se fait sentir, altitude un peu, et arrivée à 11h à la croix de Belledonne à 2926m.


     Donc pause d'une grosse demi heure, le temps de pren dre duex trois photos de boire un thé. On a une vue à 360° sur les autres massifs : l'Oisans; le Taillefer, la Chartreuse... Vraiment une très belle vue. En dessous de nous versant Nord, on peut voir le lac blanc (à droite lac blanc et petit bout de glacier et en fond la chartreuse) et le glacier de Freydane, qui disparait lentement (non, non, la planète ne se réchauffe toujours pas).

    Amorce de la redescente par le même chemin. Des nuages évoluent et cachent le soleil. Pause repas au lac du grand Domènon. Juste au dessus du col de la Pra, on a le droit à une intervention de la sécuritée civile qui est venue chercher une femme qui s'est cassé la clavicule (à gauche). Très impressionnant.
   Ensuite descente en courant à partir du col. "Voilà les chamoix qui descendende". On double vraiment trop de monde sur la descente, il faudra vraiment vraiment partir plus tôt.



    Très belle balade, fatigué et heureux.
Seuls bémols : au repas de midi, nous n'étions pas pourvu en picrate, en saucisson, en roblochon et en chartreuse ; et il nous a manqué un peu de courage, de soleil (et d'une serviette"artifice") pour nous baigner dans le lac du crozet.
      Niveau timming, plutôt bon 1643 m en 4 heure. On faira mieux la prochaine fois.

Par Bande De Moules
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Vendredi 22 septembre 2006
Le sentier cathare - 250 km - 9 jours

   Bon ça fait un petit moment que je suis revenu mais il fallait bien que je publie un article de ce dernier petit french trotting qui conclut l'été 2006. J'ai tapé un article que je ne publierai pas parce que bien trop long, vous ne verrez donc qu'un résumé et quelques photographies commentées. 


    Tout commence quand sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, Patrice me parle du sentier cathare qu'il avait fait une année auparavant. De retour à Lyon je me procurai très rapidement le topo de ce sentier qui m'avait l'air, ma fois, fort sympathique. Comme d'habitude il rejoint de suite mon étagère entre les cartes IGN et les récits de voyages, sans que j'y touche un coup d'oeil. Travaillant pendant le mois de juillet et une bonne partie du mois d'aout je me réserve donc la dernière semaine du mois pour effectué ce charmant petit périple.
    Le 24 aout au soir la veille du départ, j'ouvre enfin le topo pour savoir à quelle sauce j'allai être mangé le lendemain. Je dois faire la plus grosse étape du parcours dès la premirèe journée 29 km. En arrivant à 13h15 à Port la Nouvelle, l'après-midi risquait d'être longue.
    Hasard (forcé) du calendrier, je pars le même jour que Mélanie qui elle rejoint Barcelone. Elle m'acompagne donc jusqu'à Port la Nouvelle. Et dans des adieux brefs et intenses, dans un TER minable, nous nous disons à plus tard, soit à la Toussaint, soit en février, ou alors soit à dans un bébé.


Vendredi 25 août 2006, entre valence et Montpellier, 10h.



La belle Mélanie que je quitte avec beaucoup de regrets. J'espère qu'elle a versé sa petite larme quand je l'ai laissé.



C'est parti, allé c'est 13 h et j'ai 28 km a parcourir
















Alors petite image du plateau au dessus de Port-la-Nouvelle, cité côtière très moche. la région est concidéré comme la deuxième région la plus venté de France et je confirme, la tramontane ça décoiffe.








 


Samedi 26 août 2006, hôtel de Tuchan, 19h30.

Bon alors là c'est le matin de mon deuxième jour au sommet d'une colline, belle vue à 360°, on change de paysage pour passer des corbières désertiques aux corbières viticolles. On voit des vignes au fond. J'ai rencontré deux suisses ce matin avec qui je fais l'étape. et j'ai aussi passé une très mauvaise nuit au camping.


 










Le deuxième chateau que je croise perdu au milieu des vignes.










Dimanche 27 août 2006, gîte de Duhilac-sous-Peyrpertuse, 17h.




Le magnifique chateau de Quéribus. Etape solitaire, je retrouverai les suisses au gîte de Duhilac. On sort lentement des Corbières pour rentrer tout aussi lentement dans les pré-pyrénés.



A droite, c'est le village de Cucugnan rendu célèbre par son abbé qu'Alphonse Daudet a inscrit dans la légende dans ces lettres de mon moulin. Si je me trompe merci de me le faire savoir, je ne suis pas expert de Daudet.












Mardi 29 août 2006, Maison de la nature et de la randonnée de Bugarach, 7h31.



Petit levé de soleil sur les toits de Duhilac, photo prise au gîte. Aujourd'hui je double une étape et me sépare donc définitivement de Pierre et Marion, mes deux chtis.


















A droite le chateau de Peyrepertuse à flan de falaise.









Petit coin de paradis au bord de l'Agly, pause baignade, pause déjeuné et sieste. Et des tas de spit dans des belles dalles calcaires, ça donne envi.











Le chemin commence vraiment a être raide, c'est pas un mal.












Dernière petite pause au col, en dessous du puesch de Bugarach. J'ai vu la mer de super super loin. Il ne me reste plus grand chose avant d'arriver à la fin de cette étape de 32 km qui restera longue et douloureuse. A mon retour je suis allé chez le médecin parce qu'une douleur pernitieise c'était révélé dans ma cheville. Diagnostique : inflammation de la boule de graisse qui se trouve entre l'os qui forme le talon et le tendon d'achille et qui permet de graisser l'action de ce dernier sur le premier. je le sens encore un peu mais ça devrait disparaitre.







Mercredi 30 août 2006, quelque part dans la campagne, 18h.







Oulala!!! Je viens de tout là bas au fond c'est foufoufou. Dormi a la belle dans le camping a Bugarach où j'ai pris la pluie. je ne rencontre toujours personne.









Je n'ai pas pu m'empecher skate park de quillan qui doit être utilisé une fois l'an mais qui reste pas mal pour la taille du bled. Nuit au camping dans la salle télé parce qu'il s'est mis a pleuvoir.
















Chateau de Puyvert, alors ce chateau est loin d'être cathare, il a été construit entre le moyen-âge et la renaissance, sur les restes d'un chateau datant de l'époque cathare. A préciser aussi, la dénomination de chateaux cathares est à utilisé avec des pincettes, ce n'étais pas les chateaux qui étaient cathares, leur propriétaires, des nobles accueillaient des cathares. C'est l'Eglise qui a concidéré les cathares et tous ceux qui les aidaient comme hérétiques. Aussi, c'est à cette époque que la première croisade a été lancé pas contre les sarazins mais bien contre d'autres catholique, et c'est aussi à ce moment qu'est né la Sainte Inquisition qui sévira très durement en espagne et au portugal (cf.Candide)




Jeudi 31 Août 2006, 2 km avant Comus dans la montagne, col de la Gargante, 1300 m, le soir.



Bon allé un petit autoportrait, après une nuit passé dans un champs. Chateau de Puyvert au fond qui se découpe dans l'azur matinal. Nuit très fraiche au demeurant.














Là, j'aborde mon étape bucholique et très forestière. Non ce n'est pas un chrocus parce que les chrocus poussent au printemps c'est un ... . En desous un très très beau chardon bleu. Je suis enfin en montagne, je croiserai aussi des gentianes, de belles fougères,...















Petite photo impromptue, c'est les couleur du sentier que certains escargots à rayures apprécis, sur le plateau du pays d'olmes.














Ouai une fourmillère géante, où des lilliputiens ont voulu me balancer pour que je me fasse bouffer, mais après quelques négociations dans un dialecte des plus complexes, j'ai réussi à moneyer ma libération contre une platée de begels super trop épissée que je leur ai cédé volontier.






Après les lilliputiens, je rencontre le peuple libre des chevaux que les elfes montent. Je n'ai pas malheureusement rencontré l'étalon blanc qui est leur chef et que l'on nomme Lame. Mais peut-être que lui m'a vu. Je n'ai heureusement cette fois-ci pas eu besoin de faire des salamalek pour passer.










Le castel de Montségur. L'ultime bataille où 200 âmes ont été livrées aux flammes pour hérésie. Tout le clergé cathare a été détruit dans se grand buché. Par la suite, le catharisme a subsisté dans quelques pays des Balkans.










Les fabuleuses gorges de la Frau où je passerai demain matin si tout va bien. Cette nuit ce sera en lisière de forêt, le refuge de l'ONF étant fermé. Je dormirai une fois de plsu tout seul. La solitude pèse vraiment ce qui me fait avancer plus vite.











Vendredi 1 Septembre 2006, Gîte d'étape de Roquefixade, 760 m.


Après une petite nuit en montagne où aucun ogre, aucun troll, aucun barbare, aucun elfe, aucun loup funeste ... ne s'est présenté je me retrouve au col du boum charmant petit col herbeux au dessus de Comus.
Là je rejoints le chemin transfrontalliers des Bonhommes que je fairai une de ses années futures, j'espère.
















Je rentre dans les gorges c'est vraiment super impressionnant, des dalles mais des dalles. Oh mes ailleux!!! Allé pour le plaisir des yeux, je sais que ça en tentera certains.


























 










Je tourne autour de Montségur, passe juste en
 dessous sur le col et continue a le voir de très loin.














Samedi 2 Septembre 2006, quelque part dans le train entre Toulouse et Montpellier, 17h43.


Gîte de Roquefixade où j'ai passé la nuit, j'ai rencontré un vététiste espagnol avec qui j'ai plutôt bien parlé dans un mélange franco-hispano-anglais. Il m'a raconté le chemin des Bonhommes en TT en partant de Berga en Espagne et moi le mien à pieds. Echange très sympa et qui me fait oublier la solitudedes jours passés. A roquefixade on trouve encore une fois des super belles dalles qui font vraiment envi. il faudra revenir avec les facochères.












Mise en scène rapide, autoportrait de dos se qui s'appele donc un autodostrait dans la traversée de la forêt royale s'étendant entre Roquefixade et Foix. Traversée très brumeuse.



























Dernière pause, dernières inquiétudes, derniers efforts, derniers regrets, dernières barres de céréales, et putain qu'est ce que c'est bon d'arriver. J'entends raisonner au loin (enfin, dans mon esprit schyzophrénique et complètement ravagé après avoir avalé quelques pillules de Substance mort), ride of the valkyries. J'entre enfin au Valhala, les dieux vont m'acceuillir et je vais enfin pouvoir gouter au plaisir de l'immortalité. Bon voilà, en fait je suis tout simplement arrivé a Foix en conquérant.
Dernière petite photo avant d'aller prendre mon train qui doit me ramener sur mes terres.




    Allé je me livre pour la conclusion, petite reproduction de mon carnet de route.

    C'est fini je suis sur le retour. Comme j'ai l'habitude de dire : « Une aventure de plus qui se termine. » Mais une nouvelle commence. Une sorte de retour à la vie civile où je ne suis plus seul au monde, où je dois me réadapter à vivre en communauté et c'est bien là un problème majeur. Voyager seul c'est formateur, on apprend beaucoup, on rencontre, mais on vit seul et on s'écoute peut-être un peu trop on est attentif à soit, à ce qu'on voit, à ce qu'on fait, à ce qu'on endure. Mais on ne fait attention qu'à soit. C'est finalement compliqué de revenir à une vie normale après nuef jours de pseudo solitude qui ont été difficile pour moi tant au niveau moral qu'au niveau physique.
    Mais heureux de rentrer pour préparer un nouveau départ. Revenir pour mieux repartir et surement encore plus. Là est une maladie incurable qui donne une fièvre qui fait des ravages. Au long du chemin je me suis demandé plusieurs fois si je ne devais pas rentrer. Dès le début avec Mélanie dans le train, j'étais tenté de ne pas m'arrêter à Port-la-Nouvelle et de continuer jusqu'à Barcelone, solution de facilité, ne pas avoir envie de se retrouver seul. Hier soir à table avec l'espagnol je lui ai parlé de ce malaise continuel, il a ressenti la même chose. Sentiment terrible du marcheur, et moi c'était que neuf jours, alors plus??? On peut donc se poser beaucoup de question ; étrange dualité qui vous dit qu'il faut arrêté et qui vous pousse à continuer tant que l'on peut. Y voir l'esprit du malin, peut-être.
        Le dernier sentiment qui semble le plus fort c'est celui d'arriver en conquérant à la fin du périple, de regarde la ville où l'on arrive avec une joix intense de finir quelque chose d'important, mais aussi une tristesse que de le finir.
        Sur la dernière étape de 18 km, j'air rencontré un écossais, une landaise, un bossois, et une toulousaine. J'ai fait le trajet Foix-Toulouse dans le TER avec les trois derniers. Même sentiment. Mais nouvelle étrangeté, notre rencontre fut des plus courte, et nous avons échangé plus que l'on peut échanger avec des personnes que l'on voit tous les jours. De même avec l'espagnol, nous parlant dans un mélange de Franco-hispano-anglais, nous avons comparer nos deux périples, lui le chemin des bonhommes en TT et moi le sentier cathare à pieds, échanges de photos, d'idées. C'est se qui m'a manqué pour faire durer le périple plus longtemps, les rencontre du soir.
        Neuf jours, au delà de l'exploit sportif (je me suis fait traiter de « tonto » par le patron du gîte) c'est peu mais c'est surtout parce que finalement j'étais seul et que je voulais abolir cette solitude, rentrer chez moi, pouvoir voir les gens que je peux voir avant ce nouveau départ pour cette petite île perdue au milieu de la méditerranée, que l'on nomme Malte.


       Bon voilà, j'espère que ça vous a plus. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Et j'espère aussi avoir un reflex ça serait pas un mal. Il va falloir encore forrer comme un taré.

Baptiste.
Par Bande De Moules
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Lundi 6 novembre 2006
Baptiste VS Malte - Round 1
Premiers jours.

  Bon alors quoi dire, que c'est pas trop tot. pas mal de gens me demande des photos alors je commence enfin à en mettre. Mais y'en a tellement, que vous n'aurez qu'un petit aperçu bien maigre de tout se que j'ai vu.
  On va pas la jouer thématique ni chronologique mais un peu des deux donc ça va dependre de mon humeur en fait.
   Voilà, bon visionnage. et j'attends des commentaires, qui, j'espère, seront plus nombreux que les mails.


Tous premiers jours :

Bon photo des plus classique, il pleut qu'en on decole de St Ex, quand je dis il faut comprendre les trois protagonistes de l'aventure que sont Fanny, Nico et moi. Deux personnes de notre amphi avec qui j'avais jamais l'immence joie et privilèges de converser quelque peu. Enfin des gens biens.











Alors là c'est une petite vue de notre chambre d'hotel, que nous avons occupé trous jours et on peut voir je pense le plus grand building de Malte. La ville ou on se  trouvait à ce moment là, c'était St Julien ou Paceville, la ville de la nuit, enfin une ville de ouf qui plairait à certain d'entre vous, mais dont on se lasse très très vite pour les faux nigth clubber comme moi.



Là c'est la decouverte de la capitale, La Valette a pieds c'est une toute petite ville enfermé dans des remparts, aussi petite précision toute la cote est sur la cote nord il me semble recouverte d'agglomération, toutes les villes se touchent et même certaines villes du centre de la ville touche indirectement par l'intermédiaure d'autres villes, la capitale. Donc bon, vous aurez reconnu Fanny à gauche et Nico à doite.





















Voilà, un petit aperçu des bus, qui n'ont pas de porte se qui a déjà failli nous couter une valise et un sac a doset de nombreuses pièces de monnaie qu'on essaye de donner au chauffeur. a oui autre chose, les maltais sont très pieux et donc dans certains cas, les bus deviennent de véritables petites chapelles, et certaines personnes se signent en montant dans le bus, et je les comprends. Il est un fait acquis que les maltais ne savent pas conduire. et sur certaine ligne notamment pour aller dans le sud de l'ile il faut avoir un arrière train doté d'une force de caractère certaine. Cette photo a été prise sur la place ou vont tous les bus de malte juste devant les portes de Valletta. Ici c'est tous les chemins mènent a la valette et pas a rome ni au rhum (parce que dans tous les cas le rhum ici est trop cher bande d'alcoolique). A droite, l'intérieur d'un bus avec des fleures artificielles, le chauffeur de ce bus nous a laissé un souvenir incurable, nous qui n'étions pas croyant on s'est converti, un vrai pilote, Colin Mc Rae a coté c'est une baltringue. des gens loupent leur vocation betement je vous assure.

Petite photo prise à un arret de bus, qu'on peut attendre de mong moment. et d'un coup d'un seul trois ou quatre bus apparaissent et se suivent, c'est très marrant. après sur le trajet ils s'arretent un peu quand ils veulent et prennent les gens si ils ont envi ou pas c'est très marrant mais on est devenu très bon maintenant. on les connait par coeur et du coup ça devient super facile.
Bon j'arrete avec mes histoire de bus.
Photo a ce meme arret de bus, d'une barque de peche.







Petite photo pour certain adorateurs du biscuits Prince, chez nous, a Malte, il est plutot petit et il est marqué d'une lettre P qui veut dire Prince (et non porro, bande de grands debiles).









bon voilà, voici la fin du round 1, les premiers jours a malte très formateur et marrant. Le prochain round ce sera residence University. vous pourrez voir mes collocs mes nouveaux copains et voilà. Bises a tous.
JB j'espère que tu t'échauffes.










Par Bande De Moules
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Lundi 13 novembre 2006
Baptiste Vs Malte - Round 2
Trip on Gozo

   
     Un  vendredi après midi d'octobre, après  les  cours que nous avons loupper pour je ne sais plus quelle illustre et sombre raison, nous décidons vers 17h  de plier bagages et d'aller sur la superbe île de Gozo pour le week-end.
      C'est ainsi que nous nous élansons (et non allençon) vers la pointe nord est de l'ile pour prendre le ferry.  en dessous vous pouvez voir  de gauche a droite Sandrine , guillaume (le copain de sandrine là pour une semaine), Lucile  (la soeur du dernier) et Fanny(qui pour l'occasion a eu  le droit grace a mon bonté sans faille et connu de tous de pouvoir utiliser un de mes sacs a dos).

dans le bus qui nous emmène de l'autre coté de l'ile, les places assises ne sont pas libre sauf pour certaine personne.

















On arrive sans encombre au bout d'une heure d'embouteillage et de massage postérial (nan ça se dit pas et alors je vois pas ou est le problème), au ferry qui part juste devant notre nez. nous attendrons donc une heure de plus pour pouvoir prendre le ferry. La nuit tombe, nous feront donc une traversée d'un quart d'heure sans voir la mer. Au fond se que vous voyez c'est l'ile ou nous nous rendons. C'est pas loin hein?? de toute façon a malte rien n'est jamais très loin. je crois que dans le vocabulaire maltais le terme far away n'existe pas.

Enfin l'embarquement puis le débarquement.
Ensuite on prends un bus pour rejoindre victoria, la capitale de Gozo, qui est au centre de l'ile et nous nous lançons a la recherche de note pseudo hotel que nous trouvons après moulte pérégrination dans la ville. nous nous installons rapidement et allons quémander de la nourriture dans un  resto, il est déjà tard et nous nous levons tard le lendemain (enfin tot pour les personnes qui m'accompagnent (9H)).

Réveil, douche (et oui je suis pas avec ces facochères), petit déj et enfin départ pour aller sur les remparts de la citadelle de Victoria ou nous pouvons voir une grande partie de l'ile. C'est alors qu'on s'aperçoit que Gozo est plus belle que Malte. Mais alors vraiment plus belle. Tous est vert, et la vue est superbe.
Les filles un peu SM s'amuse a des jeux douteux.

Vu sur la ville de Victoria.
Et oui on voit la mer partout, mais rappelez vous cette phrase que Jean Dujardin a dis un jour dans son chez d'oeuvre (Brice de Nice, je crois) "c'est pas ma mer".
Petite photo de groupe, le retardateur a du bon je peux figurer sur quelques photos comme ça, bien qu'on me subtilise mon appareil un peu trop souvent.
bon vous allez croire que je suis omnubilé par les bus masi fait important et remarquable, les bus sont changent de couleur sur l'ile de Gozo.

Puis après avoir pris un repas a emporté et moultes petites inconvenues, nous partont pour allé voir la fabuleuse Azur Window.

Ur cite nous prenons une petite embarcation qui nous emmène de la petite mer intérieure a la mediterranée (qui est secoué par les soubresault de neptune ou alors ceux de Calypso qui a du mal à s'endormir) en passant par une grotte très impressionnante qui doit faire la largeur du bateau a peude chose près, quand je vous disais que les maltais étaient des pilotes c'est aussi vrais en mer.
et la suite ce sera au prochain episode la bibliothèque ferme....


Par Bande De Moules
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