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Mel et Flo

Dimanche 3 septembre 2006

Avis préliminaire à la populace : 

    Attention ce qui suit est long, peut être trop, et cela pourrait en rebuter certains. Mais ce n’est pas un récit que vous êtes obligés de lire d’un trait, vous pouvez aussi le faire par étapes. Vous n’êtes pas obligés de le lire du tout d’ailleurs. En fait vous avez même le droit de l’imprimer et de le brûler immédiatement. De toute manière c’est nul et inintéressant. On vous aurait bien eu si vous l’aviez lu. Bande de nazes. (P.S : Désolé pour les photos qui s'affichent vraiment comme elles veulent).

 

    Belle balade en Europe du Nord. En partant on n’avait pas forcément de but précis, juste un itinéraire vaguement mis au point. Itinéraire qu’on n’a que partiellement respecté. Plusieurs imprévus ont fait qu’on a visité des lieux incongrus. Pas vraiment d’enseignement ni de morale à tirer de ce voyage si ce n’est que c’est un vrai bonheur de voyager pour comparer les autres pays à la France et relativiser.

 

(Cliquez pour agrandir)

Jour 1 : Départ le matin de Clermont-Ferrand (la plus belle ville du monde à l’exception de beaucoup d’autres (pas toutes parce qu’il y a aussi Limoges et Dijon)). On voyage avec la sœur de Flo et une copine à elle. Arrivée à Paris dans l’après-midi. Visite touristique de Montmartre (200 japonais au mètre carré), du marrais. 

Dans la fin de l’après-midi nous rejoignons Antoine qui sort juste de son stage. Buvage de coup. Bouffe dans un restaurant thaïlandais et enfin dodo dans le super appartement de ses parents (Merci !).

 

 

                                 




Jour 2 : Au revoir déchirant à Antoine. Flo a mal à un œil. Nous voilà partis pour une galère d’une heure en voiture dans Paris. Ayant perdu notre plan et ne sachant pas par quelle porte il fallait sortir pour aller en direction de Bruges nous allons tout droit, suivant les voitures en espérant qu’elles nous amènent à bon port. Contre toute attente nous parvenons à trouver la bonne porte et à partir direction Bruges. Mais le mal d’œil se fait de plus en plus ressentir. Mélanie prend le volant. On prend la décision de s’arrêter à Lille… aux urgences ophtalmologiques. Les urgences ophtalmologiques

Le voyage commence trop bien. En plus tous les gens nous disent qu’ils attendent depuis 7h du matin (il est 15h). Et là miracle, après seulement une heure d’attente une infirmière cochonne reçoit Florian qui ne veut plus repartir. Du coup, visite impromptue de Lille qui s’avère être une ville très belle contrairement aux idées reçues. En plus, très peu de chtimis.

La place centrale de Lille





En fin d’aprèm départ pour Bruges et recherche d’un camping qu’on avait repéré dans un guide. Galère totale dans la cambrousse entourant Bruges : on ne trouve pas la localisation de Jabekke, le village où se trouve notre camping, ni sa prononciation. Finalement après une heure de ballade nous tombons sur un panneau salvateur. D’un coup une appréhension nous gagne : beaucoup de gens nous ont raconté que les flamands n’aiment pas les francophones et qu’ils ne font pas d’effort pour leur parler. Finalement nous sommes très bien accueillis dans le camping : un touriste reste un touriste. Camping pas cher et plutôt sympa au premier abord. Nous sommes placés à l’arrache entre des jeunes Allemands et des vieux Lyonnais (vive le dépaysement). Premier montage de tente (merci Marion) et prise de conscience ultime : nous sommes des boulets. Nous sommes partis camper en ne pensant pas au matériel de camping : pas de lampe, pas de matelas, pas de réchaud et surtout pas de PQ.


Dépités, nous nous dirigeons vers Bruges pour dîner et commencer à visiter. Et là par magie nous nous retrouvons dans le monde merveilleux de Candie et oublions tous nos soucis. La ville est absolument magnifique, pas un bâtiment n’est à mettre de coté, tout est ultra propre, aucun papier ni aucun clodo par terre : on n’est pas habitués à ça. Tout est tellement parfait que ça en a presque l’air faux. On s’attend à voir débarquer des jolies petites fées à tous les coins de rue, en vain…Bref on rentre pour profiter d’un repos du guerrier, bien mérité après toutes ces épreuves et là, c’est le drame. Les allemands font la fête toute la nuit, ah ces jeunes ! Le traité de Versailles de 18 n’était finalement pas une si mauvaise chose, enfin après une nuit blanche non souhaitée, toutes les insultes sont autorisées !

 










Jour 3 : Sur la même lancée, on décide de faire des courses. Au moment de payer nous apprenons que les belges n’acceptent que très rarement la carte bancaire, donc on se  retrouve à la caisse, avec un plein chariot et aucun moyen de payer à deux minutes de la fermeture. Flo part chercher une banque en laissant Mel comme caution. Une galère n’arrivant jamais seule, pas de banque à moins de deux kilomètres à la ronde. Deux points positifs quand même : l’essence est moins chère qu’en France (0,997 le litre de diesel qui dit mieux ?), et la bière et moins chère que l’eau (mais plus chère que le diesel sinon les voitures belges seraient alcooliques). Visite de Bruges, comme de vrais touristes. D’abord le beffroi où nous accomplissons une ascension de 366 marches (l’été prochain on peut monter l’Everest sans entraînement, trop facile). Ensuite une petite promenade de la ville en bateau sous la pluie, vivifiant à souhait !


Les habitants sont très sympas, à l’image de ce type qui s’arrête dans la rue voyant qu’on est perdus pour nous demander ce qu’on cherche et qui fait un détour pour nous montrer « le plus beau chemin » pour aller là où on veut. Fin de visite et retour au camping, contents d’en avoir pris plein les yeux. 














Malheureusement la nuit suivante allait être pire que la précédente. Une grosse truie hollandaise  de quinze ans est complètement saoule et hurle pendant toute la nuit en courant juste à coté de nous. Ni nos insultes ni la pluie battante (qui coule à l’intérieur de notre tente mal tendue) ne la font arrêter.  En plus Flo, qui a fait son fier en prenant un duvet d’été, crève de froid !

 

Jour 4 : Départ en fin de matinée, bien fatigués, sous une pluie qui ne veut pas s’arrêter. Prochaine étape prévue : la Haye. Puis plus nous nous approchons, moins nous avons envie de nous y arrêter : il pleut toujours des cordes et nous n’avons pas grand-chose à y faire. Le bouchon d’une heure et demie dans la très belle banlieue de Rotterdam nous confirme que nous allons tracer directement direction Amsterdam. Arrivés là nous n’avons nulle part où dormir, nous cherchons donc un Formule 1 que nous trouvons après avoir fait demi tour au moins sept ou huit fois. Nous le trouvons enfin… complet. Mais le gérant nous dit qu’il peut nous réserver une chambre à l’hôtel Ibis pour 70€. Une seule alternative s’offre à nous : dormir dans la voiture. Après la nuit que nous venons de passer le choix est vite fait. L’hôtel Ibis nous paraît être le grand luxe. Même la télé nous appelle par nos noms quand on l’allume !

Après s’être bien ressourcés nous entamons notre première visite d’Amsterdam. Au programme, l’essentiel du visiteur en Hollande : Internet, parapluie et coffee shop. Couchés très tôt pour deux raisons : la nuit précédente et la white widow (qui a fait entendre à Mélanie des carillons imaginaires).

 



Jour 5 : Malgré la nuit grandiose que nous venons de passer nous décidons de ne pas rester à l’hôtel Ibis qui siphonne notre compte en banque à la vitesse d’un Dudu devant une bouteille de Mezcal. Nous cherchons donc le Gaasper camping dont on a entendu beaucoup de bien. Encore grosse galère pour le trouver mais une fois arrivés le camping nous paraît très sympa, très jeune et surtout très abordable (environ 10 euros par nuit et par personne). Après un posage de tente digne de MacGyver nous partons pour une visite touristique d’Amsterdam. Toute une ligne de métro à faire de bout en bout : le camping n’est pas tout à coté de la ville. Nous découvrons le quartier rouge avec ses fameuses putes en vitrine, ses dealers de crack, ses nombreux coffee shops, ses touristes et son parfum de liberté totale tempéré par la présence de nombreux flics (souvent en train de discuter voire de rigoler avec des vieux camés). Après une grosse journée de ballade retour au camping.












Petite prise de conscience en prenant le métro : la société hollandaise, très multiculturelle, nous paraissait être un bon exemple d’intégration réussie des étrangers. Pourtant la banlieue que traverse notre métro est un véritable ghetto noir : aux deux stations qui précèdent notre camping, ce sont uniquement des noirs qui descendent et seuls les blancs qui vont au camping restent. Or ces deux stations sont bordées d’énormes barres HLM et quand on regarde de plus près (à ce niveau là le métro est aérien) il n’y a vraiment que des noirs dans les rues et dans les immeubles. Par contre, ces banlieues ont l’air d’être en très bon état, pas du tout délabrées ou à l’abandon, et il semble y avoir beaucoup d’infrastructures toutes neuves (piste d’athlétisme, terrain de tennis restaurants…)  pour en faire des lieux de vie commune plus que des dortoirs. Bref, impression mitigée. Arrivée au camping et bedodo.

 


Jour 6 : Après que Flo eut laissé l’équivalent en excréments d’une stère de bois au fond des WC du camping nous repartons vers la ville. Très belle jour née, bien ensoleillée, ce qui commençait à nous manquer. Visite d’un quartier appelé Jordaan qui passe pour être le nouveau quartier amstellodamois à la mode. Effectivement c’est un quartier vraiment très sympathique, très vivant, très bohème. On sent une véritable vie de quartier, les gens sont sur leur palier et discutent avec leurs voisins, sortent des tables dans la rue et boivent des coups ensemble. Au détour d’une rue nous voyons un énorme attroupement et entendons de la musique. Tels de bons badauds nous allons voir et nous tombons sur… la GAY PRIDE ! La gay pride à Amsterdam se fait sur les canaux, les chars sont de grosses péniches qui balancent des gigawatts de son et des millions de confettis. Mention spéciale pour la péniche des nation unies (United Nation of Love !) avec ses casques bleus bodybuildés et bien membrés dansant sur de la grosse techno. Après ça toute la journée fut un flot ininterrompu de bateaux plus ou moins grands, présents pour la gay pride ou non, ce qui nous a permis de découvrir le bonheur des canaux. Les gens semblent vraiment avoir la culture du bateau puisque des centaines se baladent sur les canaux en buvant un coup avec leurs potes. Au contraire il y a très peu de voitures dans le centre ce qui est vraiment agréable.




 

En fin de journée retour au quartier rouge pour s’arrêter devant des crânes rasés en habits militaires qui chantent des chants douteux. Nous sommes entourés de flics qui doivent craindre un débordement. Malgré cela Flo manque de se faire piquer le contenu de son sac. Heureusement que Mel était là. Touristes jusqu’au bout nous cherchons (longuement) un restau tibétain indiqué par le routard. Quand nous arrivons finalement et qu’on nous propose la carte nous décidons de partir en douce ! Le restau est trop glauque et la carte comporte environ 150-200 plats (environ 20 pages), ce qui est trop pour être honnête. Merci le guide du routard… et adieu.

Jour 7 : Glande et dépravation à Amsterdam. Journée sans but précis mais néanmoins très agréable. Nous avons à peu près tout visité ce qui est visitable (nous essayons quand même d’aller au Van Gogh Muséum et au Rijks Muséum mais les 800 Km de queue nous font vite rebrousser chemin) e t décidons donc de prendre notre temps et de glandouiller. Du coup nous prenons du bon temps, traînons au bord des canaux tout en planant à mille mètres au dessus…

 









Jour 8 : Départ d’Amsterdam le matin avec l’intention d’aller dans le nord des Pays-Bas pour voir la plus grande digue que les hollandais aient construite. Nous y arrivons vite et le spectacle est impressionnant : une route de 50 Km au milieu de l’eau. N’ayant pas prévu l’impossibilité de faire demi-tour nous sommes condamnés à continuer tout droit. Arrivés au bout nous décidons de continuer dans ce sens et de faire le tour ce qui se solde par un surplus de 200 Km mais nous permet de découvrir la Hollande rurale et ses vaches.


 


 

Direction Köln (Cologne). Après la galère habituelle nous trouvons un Etap hôtel en début d’après midi et partons visiter la ville. Petite déception : ce n’est pas aussi bien que ce que l’on nous avait dit. En plus Cologne ne soutient absolument pas la comparaison avec les villes que nous venons de voir. Seule la cathédrale, plus gothique que Marilyn Manson, est vraiment impressionnante et belle.

Nous restons donc juste l’après midi et décidons d’en partir le lendemain (après être évidement passés au Starbucks Cofee).


Jour 9 : La prochaine étape prévue était censée être la dernière : Strasbourg. Mais c’était sans compter sur notre inégalable capacité à nous tromper de route. Une erreur de trajectoire (qui avait pour principal responsable une personne féminine dont nous tairons le nom) nous fit sortir de l’autoroute et emprunter la route sinueuse de la vallée du Rhin. Route absolument magnifique avec les fameux châteaux et surtout la Lorelei, énorme falaise sur laquelle était censée (dans la mythologie Allemande) se trouver une sirène qui attirait les bateaux vers une mort certaine. Très belle ballade qui se termine à Rudesheim petite ville bourgeoise sur le bord du Rhin où nous décidons de reprendre l’autoroute. Mais le seul endroit où cela est possible se trouve de l’autre coté du Rhin. Or le premier pont se trouve très loin, nous obligeant à faire un gros détour. Le seul autre moyen de traverser est de prendre le bac… qui est fermé.









Après avoir fait visiter à la voiture les petits chemins boueux des environs de Rudesheim, nous parvenons finalement à rejoindre l’autoroute et prenons direction le Sud sans vraiment savoir où nous allons dormir (n’ayant pas à disposition de carte détaillée de l’Allemagne et n’ayant plus le temps d’arriver jusqu’à Strasbourg). Finalement, la nuit tombant, nous décidons de nous arrêter dans un petit bled entre Darmstadt et Frankfort et de chercher un endroit où poser la tente.  Montage de tente à l’arrache dans un champ à la lumière des phares avec une Mélanie paranopsychopathe croyant voir des sangliers volants tueurs et des fermiers cannibales partout. En fin de compte bonne nuit sympathique si l’on met à part le fait que l’aéroport de Francfort est le plus gros d’Europe…

 

Jour 10 : Levé assez tôt et mise à profit de notre itinéraire torturé : nous allons visiter Heidelberg, superbe ville au bord du Neckar et surtout cité dans laquelle notre Dieu à tous, un  dénommé Max Weber, a fait ses études. Contraste flagrant entre la nouvelle et la vieille ville : l’une est hideuse, l’autre est magnifique. Le château avec ses pierres rouges est aussi très beau.










 


 


 

 


 



 


 


Départ d’Heidelberg direction Strasbourg où nous subissons notre pire galère pour trouver un hôtel Formule 1 et tournons plusieurs heures dans et à l’extérieur de la ville. Première visite de la Petite France le soir, dégustation d’un baeckeofe de touriste puis dodo.

 

Jour 11 : Visite toute la journée. Ville aussi très jolie malgré les commentaires très chauvins de la cassette que l’on nous passe dans notre bateau de touriste qui fait le tour des canaux.






Le voyage tire à sa fin car nous avons déjà vu vraiment beaucoup de choses et nous n’en pouvons plus, nous avons vraiment besoin de nous poser et de nous reposer. Du coup après avoir bien visité nous décidons de prendre la direction de Lyon où nous arrivons dans la nuit.

Par Bande De Moules
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